Accueil GoDieu.com
Plan de Salut de Dieu
Recherche GoDieu.com

En principe, ce panneau vous présentera des choix de moteur de recherche GoDieu.com.

Fermer
Recherche biblique
GoDieu.com
Cette page en favori Affiche une version imprimable de cette page entière. Expédier la page d'accueil par courriel. Contacter GoDieu.com
Dimension de police du texte
 
Facebook GoDieu.com Twitter GoDieu.com Youtube GoDieu.com Dailymotion GoDieu.com Instagram GoDieu.com Suivez-nous !   

___________________________________ Publicité ___________________________________
___________________________________ Publicité ___________________________________

Traduction du site

Afrikaans - Vertaling - Kies taal - af - Afrikaans Albanian - Përkthimi - Zgjidhni gjuhën - sq - Albanais Deutsch - Übersetzung - Sprache wählen - de - Allemand አማርኛ - ተርጉም - ቋንቋ ይምረጡ - am - Amharique English - Translate - Select Language - en - Anglais العربية - ترجمة - تحديد اللغة - ar - Arabe Հայերեն - Թարգմանություն - Ընտրեք լեզուն - hy - Arménien Azeri - Translation - Dil seçin - az - Azéri Euskal - Itzulpen - Hizkuntza aukeratu - eu - Basque বাংলা - অনুবাদ - ভাষা নির্বাচন করুন - bn - Bengali Беларусь - Пераклад - Выбраць мову - be - Biélorusse မြန်မာစာ - ဘာသာပြန်ဆို။ - ဘာသာစကားကိုရွေးချယ်ပါ။ - my - Birman Bosanski - Translation - Odaberite jezik - bs - Bosniaque български - Преводач - Избор на език - bg - Bulgare català - Traductor - Selecciona l'idioma - ca - Catalan Cebuano - Translation - Pilia pinulongan - ceb - Cebuano Chichewa - Translation - Sankhani chinenero - ny - Chichewa 中文 (简体) - 翻译 - 选择语言 - zh-CN - Chinois (simplifié) 中文 (繁體) - 翻譯 - 選擇語言 - zh-TW - Chinois (traditionnel) සිංහල - පරිවර්තනය - භාෂාව තෝරාගන්න - si - Cingalais 한국어 - 번역 - 언어설정 - ko - Coréen Corsica - Traduci - Sceglie a lingua - co - Corse Kreyòl ayisyen - Tradiksyon - Chwazi lang - ht - Créole haïtien hrvatski - Prevoditelj - Odaberite jezik - hr - Croate Dansk - Oversæt - Vælg sprog - da - Danois Español - Traductor - Seleccionar idioma - es - Espagnol Esperanto - Tradukado - Elektu lingvon - eo - Espéranto Eesti - Tõlkimine - Vali keel - et - Estonien suomi - Kääntäjä - Valitse kieli - fi - Finnois Français - Traduction - Choisissez la langue - fr - Français Frysk - Oersette - Selektearje taal - fy - Frison Gaelic (Skotlân) - Eadar-theangaich - Tagh cànan - gd - Gaélique (Écosse) Galego - Tradución - Escolla o idioma - gl - Galicien Cymraeg - Cyfieithu - Dewiswch iaith - cy - Gallois ქართული - თარგმანი - ენის არჩევა - ka - Géorgien Ελληνικά - Μετάφραση - Επιλογή γλώσσας - el - Grec ગુજરાતી - અનુવાદ - ભાષા પસંદ કરો - gu - Gujarati Hausa - Translation - Zabi harshe - ha - Haoussa Hawaiian - Unuhi - Wae 'ōlelo - haw - Hawaïen עברית - תרגם - בחירת שפה - iw - Hébreu हिन्दी - अनुवाद करें - भाषा चुनें - hi - Hindi Hmong - txhais lus - Xaiv lus - hmn - Hmong Magyar - Fordítás - Válasszon nyelvet - hu - Hongrois Igbo - Translation - Họrọ asụsụ - ig - Igbo Indonesia - Translate - Pilih Bahasa - id - Indonésien Gaeilge - Aistriúchán - Roghnaigh teanga - ga - Irlandais Icelandic - Þýðing - Velja tungumál - is - Islandais Italiano - Traduttore - Seleziona lingua - it - Italien 日本語 - 翻訳 - 言語を選択 - ja - Japonais Javanese - Translation - Pilih basa - jw - Javanais ಕನ್ನಡ - ಅನುವಾದ - ಭಾಷೆ ಆಯ್ಕೆ - kn - Kannada Қазақ - Аударма - Тілді таңдау - kk - Kazakh ខ្មែរ - បកប្រែ - ជ្រើសភាសា - km - Khmer киргизский - Комментарий - Тил тандаңыз - ky - Kirghyz Kurdish - Wergerandin - Hilbijêre ziman - ku - Kurde ລາວ - ການແປພາສາ - ເລືອກພາສາ - lo - Laotien Latin - Latin - Elige lingua - la - Latin latviešu - Tulkotājs - Atlasiet valodu - lv - Letton Lietuvių - Versti - Pasirinkite kalbą - lt - Lituanien Lëtzebuergesch - Iwwersetzen - Wielt Sprooch - lb - Luxembourgeois Македонски - Превод - Избери јазик - mk - Macédonien Malaysia - Terjemahan - Pilih bahasa - ms - Malaisien മലയാളം - പരിഭാഷ - ഭാഷ തിരഞ്ഞെടുക്കുക - ml - Malayalam Madagascar - Translation - Mifidiana teny - mg - Malgache Malti - Traduzzjoni - Agħżel lingwa - mt - Maltais Maori - Translation - Kōwhiri te reo - mi - Maori मराठी - भाषांतर - भाषा निवडा - mr - Marathi Монгол - Орчуулга - Хэл сонгох - mn - Mongol Nederlands - Vertaal - Kies Taal - nl - Néerlandais नेपाली - अनुवाद - भाषा छान्नुहोस् - ne - Népalais norsk - Oversetter - Velg språk - no - Norvégien O'zbekiston - Tarjima - Tilni tanlang - uz - Ouzbek پښتو - وژباړئ - ژبه وټاکئ - ps - Pachtô ਪੰਜਾਬੀ - ਅਨੁਵਾਦ - ਭਾਸ਼ਾ ਚੁਣੋ - pa - Panjabi فارسی - ترجمه - انتخاب زبان - fa - Persan Polski - Tłumacz - Wybierz język - pl - Polonais Português - Tradutor - Seleccionar idioma - pt - Portugais Română - Traducere - Selectaţi limba - ro - Roumain Русский - Переводчик - Выберите язык - ru - Russe Samoa - Faaliliu - Gagana filifilia - sm - Samoan српски - преводилац - Изабери језик - sr - Serbe Sesotho - Phetolelo - Khetha puo tn lefatshe - st - Sesotho Shona - Kushandura - Sarudzai mutauro - sn - Shona سنڌي - ترجمو ڪريو - ٻولي منتخب ڪريو - sd - Sindhî slovenčina - Prekladač - Výber jazyka - sk - Slovaque slovenščina - Prevajalnik - Izberi jezik - sl - Slovène Somali - Translation - Dooro luqadda - so - Somali Sunda - Tarjamahan - Pilih basa - su - Soundanais Svenska - Översätt - Välj språk - sv - Suédois Kiswahili - Tafsiri - Chagua lugha - sw - Swahili Тоҷикистон - Тарҷумаи - интихоб забон - tg - Tadjik Filipino - Pagsasalin - Pumili ng Wika - tl - Tagalog தமிழ் - மொழிபெயர்ப்பு - மொழி தேர்வு - ta - Tamoul česky - Překladač - Zvolit jazyk - cs - Tchèque తెలుగు - అనువాద - భాష ఎంచుకోండి - te - Telugu ไทย - แปล - ภาษาเลือก - th - Thaï Türk - Tercüme - Dil seçin - tr - Turc українська - Перекладач - Виберіть мову - uk - Ukrainien اردو - ترجمہ - زبان کا انتخاب کریں - ur - Urdu Tiếng Việt - Dịch - Chọn Ngôn ngữ - vi - Vietnamien isiXhosa - Guqula - Khetha ulwimi - xh - Xhosa ייִדיש - טראַנסלאַטיאָן - אויסקלייַבן שפּראַך - yi - Yiddish Yoruba - Translation - Yan ede - yo - Yorouba Zulu - Translation - Khetha ulimi - zu - Zoulou

Connexion utilisateur

Utilisateurs en ligne

1 utilisateur
1 invité

Statistiques d'aujourd'hui

NombreDescription
13623Membres
1674Messages
29Commentaires
0Lectures
4154924Lectures globales
0Clics
0Réf. externes
0Réf. internes
0Abonnés RSS

Gestion de contenu (CMS)

Créé avec l'aide de Drupal, un système de gestion de contenu "opensource"

Publicité point liée à GoDieu.com

Le livre des Martyrs-10


juin 6, 2016 par GoDieu

 


Chapitre VIII.

 

Persécution des protestants dans différents pays.

Vers le 14ème siècle, plusieurs Vaudois de Pragela et de Dauphiné émigrèrent en Calabre, où ayant obtenu la permission de s'établir, ils changèrent, par une culture soignée, plusieurs endroits sauvages et stériles en terrains fertiles et magnifiques. Les nobles de Calabre en furent bien satisfaits les trouvant honnêtes, paisibles et industrieux. Les choses allèrent tranquillement pendant quelques années pendant lesquelles les Vaudois se formèrent en deux villes incorporées, annexant plusieurs villages à leur juridiction. Enfin, ils envoyèrent à Genève chercher deux ministres, un pour desservir chaque ville. On en porta la nouvelle au pape Pie IV. qui forma le dessein de les exterminer de la Calabre. Le cardinal Alexandrino, un homme d'un caractère violent et un bigot zélé, fut en conséquence envoyé en Calabre avec deux moines, qui devaient agir comme inquisiteurs. Ces personnes vinrent à St. Xist, l'une des villes bâties par les Vaudois, où ayant assemblé le peuple leur dirent qu'il ne leur seraient fait aucun mal s'ils voulaient accepter des prédicateurs appointés par le pape; mais que s'ils refusaient ils seraient privés de leurs propriétés et de leurs vies; et que pour les éprouver, la messe serait dite publiquement cette après-midi à laquelle ils devraient assister.

Les habitants de St. Xist, au lieu d'obéir, s'enfuirent dans les bois, et désappointèrent ainsi le cardinal. Il se rendit alors à La Garde, l'autre ville appartenant aux Vaudois où pour éviter un pareil dilemme, il ordonna que les portes fussent fermées et toutes les avenues gardées. On leur fit alors les mêmes propositions, mais avec l'artifice suivant: le cardinal dit que les habitants de St. Xist avaient immédiatement accédé à sa proposition, que le pape les appointait prédicateurs. Cette fausseté réussit; car les habitants de La Garde pensant que ce que le cardinal disait était la vérité, consentirent à suivre l'exemple de leurs frère de St. Xist.

Ayant gagné ce point par fausseté, il envoya des troupes pour massacrer les gens de St. Xist. Il commanda aux soldats de les chasser dans les bois comme des bêtes sauvages, et de n'épargner ni l'âge ni le sexe. Les troupes entrèrent dans les bois et plusieurs pauvres Xistiens devinrent la proie de leur férocité, avant que les Vaudois eussent découvert leur dessein. Enfin, toutefois, ils décidèrent de vendre leur vie aussi cher que possible, et il y eut plusieurs combats dans lesquels les Vaudois à demi-armés firent des prodiges de valeur, et plusieurs furent tués des deux côtés. Enfin, la plus grande partie des troupes étant tuées dans leur différentes rencontres, le reste fut forcé de retraiter, ce qui fâcha tellement le cardinal qu'il écrivit au vice-roi de Naples pour obtenir du renfort.

Le vice-roi proclama que dans tout le territoire Napolitain les proscrits, les déserteurs et autres individus condamnés seraient volontiers pardonnés, à condition de faire une campagne contre les habitants de St. Xist et continueraient sous les armes jusqu'à ce qu'ils fussent détruits. Sur cela plusieurs personnes de fortune désespérée vinrent et étant formées en compagnies légères, furent envoyées pour battre les bois et mettre à mort tous ceux qu'ils pourraient rencontrer appartenant à la religion réformée. Le vice-roi lui-même joignit le cardinal, à la tête de forces régulières, et réunis ils essayèrent d'accomplir leur projet sanguinaire. Ils en attrapèrent quelques-uns et les suspendant aux arbres, ils coupèrent les branches et les brûlèrent ou laissèrent leurs corps pour être dévorés par les bêtes ou les oiseaux de proie. Ils en tuèrent plusieurs à distance; mais ils chassèrent et tuèrent le plus grand nombre par amusement. Quelques-uns s'échappèrent dans des cavernes où la famine les fit périr dans leur retraite. Cette cruelle poursuite fut continuée jusqu'à la destruction de ces malheureux.

Les habitants de St. Xist étant exterminés, ceux de La Garde attirèrent leur attention. La plus complète protection leur fut offerte, s'ils voulaient embrasser la foi catholique. S'ils refusaient cette offre, on les pousseraient aux dernières extrémités. Les Vaudois, toutefois, refusèrent unanimement de renoncer à leur religion ou d'embrasser les erreurs du papisme. Le cardinal et le vice-roi furent tellement enragés de cela qu'ils ordonnèrent que trente d'entre eux fussent mis immédiatement à la torture pour effrayer le reste. Plusieurs d'entre eux moururent à la torture; un, nommé Charlin, en particulier, fut si cruellement traité que son corps éclata, et il expira au sein de la plus grande agonie. Ces cruautés ne produisirent pas les résultats qu'on attendait; ceux qui survécurent à la torture, et ceux qui ne l'avaient pas éprouvée demeurèrent fermes à leur foi, déclarant que rien ne les indurait à renoncer à Dieu ou à s'agenouiller devant les idoles. En entendant cela ce cardinal endurci commanda que plusieurs d'entre eux fussent dépouillés de leurs habits, et fouettés à mort avec des verges de fer; quelques-uns furent hachés avec des épées; d'autres furent jetés du haut d'une tour élevée; et enfin d'autres couverts de goudron et brûlés vifs.

Le vice-roi ayant à retourner à Naples, et le cardinal à Rome, le marquis de Butiane reçu la commission de compléter ce qu'ils avaient commencé, ce qu'il effectua enfin, de sorte qu'il ne resta pas une seule personne de la religion protestante dans la Calabre.

 

Récit des Persécutions dans les Vallées du Piémont.

Les Vaudois, à cause des persécutions qu'ils endurèrent en France, se sauvèrent, entre autres endroits, aux vallées du Piémont où ils crûrent et fleurirent pendant un temps. Malgré leur conduite inoffensive, toutefois, et leur paiement régulier des dîmes au clergé romain, ce dernier se plaignit à l'archevêque de Turin qu'ils étaient des hérétiques.

À Turin, un des réformés eut les entrailles arrachées et placées devant son visage jusqu'à ce qu'il expira. À Revel, Catelin Girard étant sur le bûcher, désira que l'exécuteur lui donnât une pierre; alors Girard la regardant attentivement dit: «Quand il sera du pouvoir d'un homme de digérer cette pierre, la religion pour laquelle je souffre aura une fin et pas avant.» Il jeta alors, la pierre par terre et se laissa joyeusement consumer par les flammes. Un plus grand nombre fut opprimé et mis à mort, jusqu'à ce que fatigués de leurs souffrances les Vaudois coururent enfin aux armes.

Philippe VII. était alors duc de Savoie et seigneur suprême du Piémont. Il se détermina enfin d'arrêter ces guerres sanglantes. Ne voulant pas offenser le pape ou l'archevêque, il envoya leur dire qu'il ne pouvait plus longtemps voir ses domaines envahis par des troupes commandées par des prélats au lieu de généraux; et qu'il ne souffrirait pas que son pays fut dépeuplé.

Pendant son règne les Vaudois jouirent de repos; mais à sa mort la scène changea, car son successeur était un papiste bigot. Environ ce temps-là les Vaudois proposèrent que leur clergé prêchât en public, pour que chacun connût la pureté de leurs doctrines; car jusqu'ici ils n'avaient prêché qu'eu particulier et aux personnes de la religion réformée. Jusqu'à présent ils ne possédaient que le Nouveau Testament et quelques livres du Vieux dans leur propre langue. Désireux d'avoir le tout, ils employèrent un imprimeur suisse pour leur en fournir une édition complète pour 1,500 écus d'or.

Quand la nouvelle de cela parvint au nouveau duc, il fut très en colère et envoya un fort détachement de troupes dans la vallée, jurant que si le peuple ne voulait pas se conformer il les ferait écorcher vifs. Le commandant trouva bientôt qu'il ne pouvait conquérir avec le nombre de soldats à ses ordres, il envoya donc dire au duc que l'idée de subjuguer les Vaudois avec une aussi petite force était ridicule; qu'ils étaient familiers avec le pays, s'étaient emparés des défilés, étaient bien armés et déterminés à se défendre; et quant à les écorcher vivants, que chaque peau qu'il arracherait lui coûterait une douzaine de vies. Alarmé de ceci, le duc rappela ses troupes, se déterminant à agir par stratagème. Il offrit donc des récompenses pour tout Vaudois qui serait pris et ceux-là furent soit écorchés vivants ou brûlés.

Paul III., un bigot enragé, en montant sur le trône pontifical sollicita le parlement de Turin de persécuter les Vaudois comme étant les hérétiques les plus dangereux. Le parlement y consentit et plusieurs furent saisis et brûlés par son ordre. Parmi ceux-là fut Barthélemy Hector, libraire et papetier de Turin. Il fut élevé comme catholique romain, mais des traités par quelque membre du clergé réformé étant tombés entre ses mains, il fut convaincu des erreurs de l'église de Rome; son esprit fut en suspens pendant quelque temps entre la peur et le devoir. Enfin il embrassa pleinement la religion réformée; il fut pris et brûlé.

Une consultation étant de nouveau tenue par le parlement de Turin, il fut convenu que des députés seraient envoyés aux vallées du Piémont avec les propositions suivantes: Que si les Vaudois voulaient retourner à l'église de Rome ils jouiraient de la possession de leurs maisons et de leurs terres et y vivraient sans vexation. Que pour prouver leur obéissance, ils devraient envoyer douze des principales personnes avec tous leurs ministres et instituteurs à Turin, pour y être traités à discrétion. Que le pape, le roi de France et le duc de Savoie approuvaient et autorisaient ces propositions. Que si les Vaudois les rejetaient, la persécution et la mort seraient leur récompense.

Les Vaudois firent la noble réponse suivante: Qu'aucune considération ne les ferait renoncer à leur religion. Qu'ils ne consentiraient jamais à confier leurs meilleurs et leurs plus estimables amis à la discrétion de leurs pires ennemies. Qu'ils estimaient l'approbation du Roi des rois plus que celle de toute autorité temporelle. Que leurs âmes étaient plus précieuses que leurs corps et recevraient leur plus grand soin et considération.

Ces réponses hardies exaspérèrent le parlement de Turin, qui continua plus ardemment que jamais à s'emparer des Vaudois, qui tombaient dans leurs mains et les mit à mort de la façon la plus cruelle. Parmi ceux-ci se trouva Jeffrey Varnagle, ministre de Angrogne qu'ils firent périr par les flammes. Ils demandèrent bientôt après du roi de France un corps de troupes pour les exterminer des vallées du Piémont; mais justement comme les troupes étaient sur le point de se mettre en marche les princes allemands interposèrent et menacèrent d'assister les Vaudois. Sur cela le roi de France envoya dire au parlement de Turin qu'il ne pouvait se passer de troupes et les envoyer en Piémont. Ces sénateurs sanguinaires furent ainsi désappointés, et les persécutions cessèrent graduellement, puisque maintenant ils ne pouvaient mettre à mort que quelques-uns qu'ils attrapaient par hasard.

Après quelques années de tranquillité, ils furent encore dérangés. Le nonce du pape venant à Turin, dit au duc de Savoie qu'il était étonné que les Vaudois n'étaient pas encore chassés des vallées du Piémont, ou forcés de rentrer dans l'église; que sa négligence éveillait des soupçons; et qu'il rapporterait l'affaire au pape. Craignant d'être représenté au pape sous de fausses couleurs, le duc, pour prouver son zèle, résolut de déchaîner toute sa cruauté sur les Vaudois inoffensifs. Il leur envoya des ordres d'aller à la messe régulièrement sous peine de mort. Ils refusèrent de s'y soumettre, et sur ce refus il entra dans leurs vallées avec un grand corps de troupes et commença une des plus cruelles persécutions pendant laquelle plusieurs furent pendus, noyés, attachés aux arbres ou percés de fourches, jetés au bas de précipices, brûlés, poignardés, mis à la torture, déchirés par les chiens et crucifiés avec la tête en bas. Ceux qui s'enfuirent eurent leurs maisons brûlées. Quand un ministre ou un instituteur était pris il lui faisait souffrir les plus grandes tortures. Si quelques-uns chancelaient dans leur foi, ils les envoyaient aux galères pour les convertir à force de duretés.

Le duc de Savoie, n'étant pas aussi heureux qu'il le désirait, accrut ses forces en y joignant des scélérats relâchés des prisons, à la condition de leur aider à exterminer les Vaudois. Ces derniers n'eurent pas plutôt été informés de cela qu'ils se saisirent d'autant de biens qu'ils purent et quittant leurs vallées, se retirèrent dans les bois et dans les cavernes des Alpes. Les troupes, en atteignant leur pays, commencèrent à piller et à brûler les villes et les villages; mais ils ne purent forcer les défilés dans les Alpes, galamment défendus par les Vaudois, qui dans ces tentatives repoussaient toujours leurs ennemis; mais si quelqu'un tombait dans leurs mains ils le traitaient impitoyablement. Un soldat en ayant pris un d'entre eux lui coupa l'oreille droite disant, «Je vais porter ce membre de ce méchant hérétique avec moi dans mon pays et le conserver comme une rareté.» Il poignarda alors l'homme et le jeta dans un fossé.

Une fois un parti de troupes trouva un homme vénérable âgé de plus de 100 ans, avec sa petite fille, une fille d'environ dix-huit ans dans une caverne. Ils tuèrent le vieillard d'une manière atroce et auraient cruellement abusé la fille si elle n'était échappée. Trouvant qu'elle était poursuivie, elle se jeta en bas d'un précipice et se tua. Décidés, si possible, à chasser les envahisseurs, les Vaudois formèrent une ligue avec les puissances protestantes en Allemagne et avec les réformés en Dauphiné et Pragela. Ceux-ci devaient fournir des troupes; et les Vaudois résolurent, quand ils seraient renforcés, de quitter les Alpes, où comme l'hiver approchait, ils auraient bientôt péri, et de chasser l'armée du duc de leurs vallées natives.

Le duc lui-même, toutefois, était fatigué de la guerre. Elle avait été beaucoup plus ennuyeuse et sanguinaire qu'il l'avait espéré, aussi bien que plus coûteuse; il avait espéré que le pillage aurait couvert les dépenses mais le nonce du pape, les évêques, les moines et autres ecclésiastiques qui suivaient son armée sous divers prétextes, prirent la plus grande partie des dépouilles pour eux-mêmes. Pour ces raisons-ci et d'autres et craignant que les Vaudois, par les traités qu'ils avaient faits, deviendraient trop puissants pour lui, se décida à faire la paix avec eux. Ce qu'il fit contre le gré des ecclésiastiques qui par la guerre assouvissaient leur avarice et leur vengeance. Avant que les articles pussent être ratifiés le duc mourut; mais sur son lit de mort il commanda à son fils de faire ce qu'il avait promis et d'être aussi favorable que possible aux Vaudois. Charles Emmanuel, le fils du duc, ratifia la paix au complet, les prêtres essayant en vain de l'en dissuader.

 

Persécution à Venise et à Rome.

Avant que les terreurs de l'inquisition ne fussent connues à Venise, plusieurs protestants s'y étaient établis, et plusieurs furent convertis par la pureté de leurs doctrines et l'innocence de leurs vies. Quand le pape apprit cela, en l'an 1542, il envoya des inquisiteurs à Venise pour s'en informer, et arrêter ceux qu'ils pensaient coupables. Ainsi une sévère persécution commença et plusieurs furent martyrisés pour avoir servi Dieu avec sincérité. Aussitôt que la sentence était rendue le prisonnier avait une chaîne en fer à laquelle une grosse pierre était attachée, passé autour du corps; il était alors mis sur une planche avec le visage en haut et attaché à deux bateaux on le menait en mer; les bateaux alors se séparaient et par le poids de la pierre, il calait.

Si quelqu'un refusait de reconnaître la juridiction des inquisiteurs à Venise, ils étaient conduits à Rome, où, étant enfermés dans des prisons humides et nauséabondes il s'en suivait une mort des plus misérables. Un citoyen de Venise, nommé Antoine Ricetti, étant arrêté, fut condamné à être noyé de la manière ci-dessus décrite. Quelques jours avant son exécution son fils le supplia de se rétracter. Son père répondit, «Un bon chrétien est forcé d'abandonner non seulement ses biens et ses enfants, mais la vie elle-même pour la gloire du Rédempteur.» Les nobles de Venise lui envoyèrent dire, que s'il voulait embrasser la religion catholique romaine, qu'ils ne lui épargneraient pas seulement la vie, mais rachèteraient pour lui un bien-fonds considérable qu'il avait hypothéqué. Il refusa, toutefois, d'accepter cette proposition. Ils commandèrent donc l'exécution de sa sentence, et il mourut en recommandant ardemment son âme à son Rédempteur. Françis Séga, un autre vénitien, persista fermement dans sa foi et fut exécuté quelques jours après Ricetti, de la même manière.

Françis Spinola, un gentilhomme protestant très savant, fut arrêté et amené devant leur tribunal. Un traité sur la communion lui fut mis en main et on lui demanda s'il en connaissait l'auteur. Voici sa réponse, «Je m'en confesse l'auteur; et il affirma solennellement qu'il n'y a pas une ligne qui ne soit autorisée et par les Saintes Écritures et ne soit en rapport avec elles.» Sur cette confession il fut envoyé en prison. Quelques jours après il fut amené à un second examen et il les accusa d'être des barbares inhumains, et il représenta la superstition et l'idolâtrie de l'église de Rome de telle sorte, que, incapables de réfuter ses arguments, ils le renvoyèrent à sa prison. Étant ramené une troisième fois, ils lui demandèrent s'il rétracterait ses erreurs; à quoi il répondit que ses doctrines étaient les mêmes que celles que le Christ et ses apôtres avaient enseignées et qui étaient conservées dans le volume sacré. Il fut alors noyé de la manière déjà décrite.

L'incident suivant très remarquable arriva à Rome. Un jeune Anglais passait un jour devant une église quand une procession portant l'hostie en sortait. Un évêque portait l'hostie; ce que le jeune homme ayant vu, il la lui arracha, la jeta par terre et la foulant aux pieds s'écria, «Misérables idolâtres que vous êtes qui négligez le vrai Dieu pour adorer un morceau de pain!» Le peuple l'aurait déchiré en morceaux sur les lieux; mais les prêtres leur persuadèrent de s'en remettre à la décision du pape.

Le pape commanda qu'il fut brûlé immédiatement: mais un cardinal, plus raffiné en cruauté, l'en dissuada, disant qu'il valait mieux le torturer et trouver ainsi s'il avait été poussé par quelqu'un pour commettre un acte aussi atroce. Il fut donc torturé avec une sévérité inaccoutumée; mais ils ne purent obtenir de lui que ces mots, «C'était la volonté de Dieu que je fisse ce que j'ai fait.» Le pape le condamna donc à être conduit, nu jusqu'au milieu du corps, par les rues de Rome, par l'exécuteur, à porter l'image du diable sur sa tête — d'avoir ses culottes peintes en rouge — d'avoir la main droite coupée et après avoir été mené en procession, d'être brûlé.

En entendant cette sentence, il implora Dieu de lui donner de la force. Comme il passait à travers les rues, le peuple se moqua de lui, sur quoi il fit des remarques très sévères concernant la superstition romaine. Mais un cardinal ayant saisi quelques mots commanda qu'il fut bâillonné. Quand il vint à la porte de l'église où il avait foulé l'hostie, le bourreau lui coupa la main droite et la fixa sur une perche. Alors, deux bourreaux, avec des torches enflammées, lui brûlèrent la chair le reste du chemin. À la place de l'exécution il baisa les chaînes qui devaient le lier. Un moine lui présentant la figure d'un saint, il la jeta loin et étant attaché au bûcher, les fagots furent allumés et il fut brûlé en cendres.

 

Autres détails des Persécutions dans les Vallées du Piémont
au 17ème siècle.

Le pape Clément VIII. envoya des missionnaires dans les vallées du Piémont, pour induire les protestants à renoncer à leur religion. Ces missionnaires, érigeant des monastères, devinrent bientôt si gênants aux réformés, qu'ils envoyèrent une pétition au duc de Savoie pour obtenir protection. Mais, au lieu de cela, le duc publia un décret, qu'un témoin serait suffisant en cour civile contre un protestant, et qu'un témoin qui ferait convaincre un protestant de crime recevrait cent écus de récompense. En conséquence de cela plusieurs protestants devinrent martyrs du parjure et de l'avarice; car il y avait des papistes qui pouvaient jurer n'importe quoi pour l'amour d'une récompense, et aller en suite à leurs prêtres pour l'absolution.

Parmi les victimes de ces persécutions furent les suivantes: —

Peter Simonds, un protestant, d'environ quatre-vingts ans, fut attaché et ensuite jeté au bas d'un précipice. Dans sa chute la branche d'un arbre se prit dans les cordes qui l'attachaient et le suspendirent à moitié chemin, de sorte qu'il languit pendant plusieurs jours avant de périr de faim. Une femme, nommée Armand, eut les membres séparés les uns des autres, les parties furent alors pendues sur une haie. Plusieurs hommes, femmes et enfants furent jetés du haut des rochers et mis en pièces. Parmi celles-là se trouvait Madeleine Bertino, une protestante de La Torre, qui fut liée et jetée à bas des précipices. Marie Ramondet, de la même ville, eut la chair déchirée jusqu'à ce qu'elle expira. Madeleine Pilot, de Villaro fut mise en pièces dans la caverne de Castolus. Anne Charbonière eut un bout de pièce enfoncé dans son corps et l'autre étant fixé en terre elle mourut de langueur. Jacob Perin un ancien de l'église Villaro, avec David son frère, furent écorchés vifs.

Giovanni, André Michialin, un habitant de La Torre, avec quatre de ses enfants furent arrêtés; trois d'entre eux furent tués sous ses yeux, les soldats lui demandant à la mort de chacun d'eux s'il voulait se rétracter, ce qu'il refusa. Un des soldats alors prit le plus jeune par les jambes, et faisant la même question au père, qui répondit comme auparavant, la brute sans cœur brisa la cervelle de l'enfant. Le père toutefois, au même instant, s'échappa d'eux et se sauva; les soldats tirèrent mais le manquèrent; il se sauva dans les Alpes. Giovanni Pelanchion, refusant d'abjurer sa foi, fut attaché à la queue d'une mule et traîné à travers les rues de Lucerne, au milieu des acclamations de la foule, qui continua le lapider et à crier, «Il est possédé du diable.» Ils le menèrent alors au bord de la rivière, lui tranchèrent la tête et la laissèrent avec son corps sans sépulture sur le bord.

Pierre Fontaine avait une belle enfant, de dix ans, nommée Madeleine, qui fut abusée et tuée par les soldats. Une autre fille, d'environ le même âge, ils rôtirent vivante à Villa Nova; et une pauvre femme, entendant les soldats venir vers sa maison enleva le berceau dans lequel son enfant dormait, et se sauva vers les bois. Les soldats tuèrent l'enfant et continuant leur poursuite égorgèrent la mère dans une caverne. Jacobo Michelino, principal ancien de l'église de Bobbio, et plusieurs autres protestants, furent suspendus par des crochets plantés dans leurs corps et abandonnés ainsi jusqu'à la mort. Géovanni Rostagnal, un vénérable protestant de plus de quatre-vingts ans eut les traits déchiquetés et fut autrement mutilé avec des armes tranchantes jusqu'à ce qu'il saignât à mort. Daniel Saleagio et sa femme Géovanni Durant, Lodwich Durant, Barthélemy Durant, Daniel Revel, et Paul Reynaud eurent leurs bouches remplies de poudre à canon, et leurs têtes réduites en atomes.

Jacob Birone, un instituteur de Rocata, refusant de changer de religion, eut les ongles de ses pieds et de ses doigts arrachés avec la pointe d'un poignard. Il eut ensuite une corde attachée au milieu du corps et conduit dans les rues avec un soldat de chaque côté de lui. À chaque coin de rue le soldat à sa droite coupait une entaille dans sa chair et le soldat à sa gauche le frappait avec un assommoir, les deux disant, «Irez-vous à la messe?» «Irez-vous à la messe?» Il répondait dans la négative et étant enfin mené au pont, ils lui coupèrent la tête sur la balustrade et ils la jetèrent avec son corps dans la rivière. Paul Garnier, aimé pour sa piété eut les yeux crevés, fut ensuite écorché vivant et divisé en quatre parties qui furent placées sur les principales maisons de Lucerne. Il supporta ses souffrances avec une patience exemplaire, louant Dieu aussi longtemps qu'il put parler. Daniel Cardon, de Rocappiata, étant arrêté par des soldats eut la tête tranchée. Deux vieilles femmes pauvres et aveugles, de St. Giovanni, furent brûlées vivantes. Une veuve de La Torre, avec sa fille furent conduites dans la rivière et là lapidées à mort. Paul Giles, essayant de se sauver, fut tiré dans le cou; ils le mutilèrent et le poignardèrent, et donnèrent sa carcasse aux chiens.

Une jeune femme, nommée Sousanna Ciacquin, étant assaillie par un soldat, elle fit une vive résistance, et dans la lutte le poussa dans un précipice où il fut mis en pièces dans sa chute. Ses camarades se jetèrent sur elle avec leurs épées et la mirent en pièces. Le marquis de Pianessa donna l'ordre d'exécuter Giovanni Pullius auprès d'un couvent. Quand il fut amené à la potence, plusieurs moines étaient présents voulant le persuader de renoncer à sa religion. Mais il leur dit qu'il était heureux d'être compté digne de souffrir pour le nom de Christ. Ils lui représentèrent alors tout ce que sa femme et ses enfants qui dépendaient de son travail, auraient à souffrir après sa mort; voici sa réponse, «Je désire que ma femme et mes enfants ainsi que moi-même, considèrent leurs âmes plus que leurs corps, et le monde à venir avant celui-ci; et par rapport au besoin dans lequel je puis les laisser, Dieu est miséricordieux et pourvoira à leurs besoins.» Le trouvant inflexible, les moines commandèrent à l'exécuteur de faire sa besogne et il envoya le martyr dans le séjour de gloire.

Daniel Rambaut, de Villaro, fut saisi et avec plusieurs autres, enfermé dans les cachots de Paysana. Ici il fut visité par plusieurs prêtres, qui essayèrent de le persuader à devenir papiste; mais il refusa de le faire; les prêtres alors, prétendant prendre en pitié sa nombreuse famille, lui dirent qu'il aurait la vie sauve, s'il voulait souscrire aux articles suivants: — La présence réelle dans l'hostie — La transubstantiation — Le purgatoire — L'infaillibilité du pape — Que les messes dites pour les morts font sortir les âmes du purgatoire — Que les prières aux saints procurent la rémission des péchés. Rambaut répondit que ni sa religion, son intelligence ni sa conscience ne lui permettraient de souscrire à ces articles. Remplis de rage à sa réponse, les prêtres essayèrent d'ébranler sa résolution par des tortures journalières; ils le privèrent d'un membre après l'autre graduellement et pour lui causer la plus grande agonie; trouvant qu'il endurait ses souffrances avec un courage indomptable, ils le poignardèrent au cœur et donnèrent son corps à être dévoré par les chiens.

___________________________________ Publicité ___________________________________
___________________________________ Publicité ___________________________________

Marque de commerce © 1999-2022 GoDieu.com - Tous droits réservés universellement