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Le livre des Martyrs-08


juin 6, 2016 par GoDieu

 


Chapitre VI.

 

Récits des persécutions dans d'autres contrées.

Persécutions dans la Bohême et l'Allemagne.

La rigueur exercée par les catholiques romains sur les églises des Bohémiens, les poussa à envoyer deux ministres et quatre laïques à Rome, en l'an 977 pour obtenir du soulagement du pape. Après quelque retard leur requête leur fut accordée, et leurs griefs redressés. Deux choses en particulier leur furent permises — à savoir, d'avoir le service divin dans leur propre langue et de donner la coupe dans le sacrement aux laïques. Les papes suivants, toutefois, exercèrent tout leur pouvoir pour encourager leurs préjugés sur l'esprit des Bohémiens, tandis que ces derniers avec une grande persévérance s'efforcèrent de préserver leur liberté religieuse. Quelques amis, zélés pour l'Évangile, s'adressèrent à Charles, roi de Bohême, en 1375, pour convoquer un concile pour s'enquérir des abus qui s'étaient introduits dans l'Église, et pour en faire une réformation complète. Charles envoya demander au pape son avis; celui-ci lui répondit seulement: «Punissez sévèrement ces hérétiques présomptueux.» Le roi banni en conséquence ceux qui avaient fait la demande et imposèrent de nouvelles restrictions sur les libertés religieuses du pays.

Le martyre de John Huss et de Jérôme de Prague — deux grands hommes amenés à la vérité par les écrits de notre concitoyen, John Wickliffe, l'étoile du matin de la réformation — créa un grand mouvement en faveur de la cause. Ces deux réformateurs éminents furent condamnés par le Concile de Constance, mais cinquante-huit nobles bohémiens interposèrent en leur faveur. Cependant ils furent brûlés; et le pape, avec le Concile de Constance, commanda au clergé romain d'excommunier tous ceux qui adoptaient leurs opinions ou s'apitoyaient sur leur sort. De là s'élevèrent de grandes contentions contre les papistes et les Bohémiens réformés, qui produisirent une violente persécution contre ceux-ci. À Prague elle fut extrêmement violente. Enfin les réformés, poussés au désespoir, s'armèrent, attaquèrent le sénat et jetèrent douze de ses membres avec l'orateur par la fenêtre. Le pape, entendant cela vint à Florence et excommunia publiquement les Bohémiens réformés, excitant l'empereur d'Allemagne et d'autres rois, princes, ducs, etc., à prendre les armes pour les extermine, promettant la rémission complète des péchés à toute personne qui tuerait un Bohémien protestant. Le résultat de cela fut une guerre sanglante; car plusieurs princes papistes entreprirent la destruction, ou au moins l'expulsion du peuple proscrit; tandis que les Bohémiens, s'armant eux-mêmes, se préparèrent à repousser vigoureusement l'assaut. L'armée papiste vainquit les troupes protestantes à la bataille de Cuttenburgh; ils menèrent leurs prisonniers à trois mines profondes près de la ville, et en jetèrent plusieurs centaines dans chacune où ils périrent misérablement.

Un magistrat papiste bigot, nommé Pichel, saisit vingt-quatre protestants, parmi lesquels se trouvait le mari de sa fille. Sur leur profession d'appartenir à la religion réformée, il les condamna à être noyés dans la rivière Abbis. Le jour de l'exécution une grande assemblée s'y rassembla dans laquelle se trouvait la fille de Pichel. Voyant son mari préparé pour la mort, elle se jeta aux pieds de son père, les inonda de larmes et implora le pardon de son mari. Le magistrat insensible lui répondit durement: «N'intercède pas pour lui mon enfant; c'est un hérétique — un vil hérétique!» Voici la noble réponse qu'elle lui fit: «Quelques soient ses fautes, ou quoique ses opinions puissent différer des vôtres, il est toujours mon mari,» Pichel se fâchât et dit: «Tu es folle! Ne peux-tu pas, après sa mort, trouver un mari bien plus digne que lui?» «Non, monsieur,» répondit-elle, «mes affections sont fixés sur lui, et la mort seule peut dissoudre mon vœu du mariage.» Pichel continua à se montrer inflexible et commanda que les prisonniers fussent liés pieds et mains derrière le dos et jetés dans la rivière. Ceci étant accompli, la jeune femme sauta au milieu des flots et embrassant le corps de son mari, ils enfoncèrent ensemble.

L'empereur Ferdinand, qui haïssait amèrement les protestants institua une haute cour, sur le plan de l'inquisition, avec cette différence, que la nouvelle cour devait se transporter de lieu en lieu, suivie d'un corps de troupe. La plus grande partie de cette cour consistait de Jésuites dont les décisions n'avaient point d'appel. Ce tribunal sanguinaire, suivi de sa garde cruelle fit le tour de la Bohême. Le premier qui en fut la victime était un vieux ministre, qu'ils tuèrent quand il était couché et malade au lit. Le jour suivant ils en volèrent et tuèrent un autre, et bientôt après ils tirèrent sur un troisième pendant qu'il prêchait. Ils attachèrent un ministre et sa femme dos à dos et les brûlèrent. Un autre ministre fut pendu à une traverse et ayant fait du feu au-dessous ils le firent griller. Ils hachèrent un gentilhomme en petit morceaux; ils remplirent la bouche d'un jeune homme de poudre à canon et lui firent sauter la tête. Leur plus grande animosité fut dirigée contre le clergé. Ils saisirent un pieux ministre protestant qu'ils torturèrent tous les jours pendant un mois. Ils le raillèrent et s'en moquèrent; le traquèrent comme une bête fauve jusqu'à ce qu'il fut sur le point d'expirer de fatigue; ils le firent passer par les baguettes chacun le frappant avec leurs poings ou avec des cordes; ils le fouettèrent avec des fils de fer; ils l'attachèrent par les talons jusqu'à ce que le sang lui partit du nez et de la bouche; ils le pendirent par les bras jusqu'à ce qu'ils fussent disloqués, et les lui remirent de nouveau. Des papiers en feu, trempés dans l'huile furent placés sous ses pieds; sa chair fut déchirée avec des tenailles chauffées à blanc; il fut torturé et mutilé cruellement. Du plomb fondu répandu sur ses pieds; et, enfin, une corde nouée fut tordue autour de son front de manière à en faire sortir les yeux. Au sein de toutes ces cruautés, on prit un soin particulier que ses blessures ne se gangrènent pas et que ses souffrances n'en fussent pas raccourcies jusqu'au dernier jour où en lui faisant sortir les yeux il expira. Enfin, l'hiver étant bien avancé la haute cour des juges avec leur bande militaire de brigands retournèrent à Prague; mais sur leur chemin rencontrant un pasteur protestant, ils le mirent à nu et le couvrirent tour à tour de glace et de charbons brûlants. La malheureuse victime expira dans les tourments au grand plaisir apparent de ses persécuteurs inhumains.

 

Vie, Souffrance et Martyre de Jean Huss.

Jean Huss était un Bohémien, et naquit environ l'an 1380. Ses parents le firent instruire à une école privée; il fut alors renvoyé à l'Université de Prague, où il se distingua bientôt. Le réformateur anglais, Wickliffe, avait tellement allumé le flambeau de la réformation, qu'il commença à illuminer même la Bohême. Ses doctrines furent reçues avec avidité par une grande quantité de personnes; surtout par Jean Huss et ses amis et Jérôme de Prague martyr comme lui. Les réformés croissant chaque jour, l'archevêque de Prague promulgua un décret pour supprimer les écrits de Wickliffe. Ceci, toutefois, eut pour effet de stimuler davantage le zèle des convertis et enfin presque toute l'université s'unit pour les avancer. Dans cette institution l'influence de Huss était très grande, non seulement à cause de son savoir, son éloquence et sa vie exemplaire, mais aussi à cause des privilèges précieux qu'il avait obtenus du roi en faveur des Bohémiens.

Fortement attaché aux doctrines de Wickliffe, Huss s'opposa fortement au décret de l'archevêque, qui, cependant obtint une bulle du pape pour empêcher la publication des écrits de Wickliffe dans sa province. Le Dr. Huss protesta contre ces procédés avec d'autres membres de l'université et en appela du jugement de l'archevêque. Le pape n'eut pas plutôt appris ceci, qu'il accorda une commission au cardinal Colonno pour citer Jean Huss à paraître à la cour de Rome. Le Dr. Huss désira être excusé de cette tâche, et il était tellement favorisé en Bohême que le roi Winceslaus, la reine, la noblesse et l'université, désirèrent que le pape se dispensât de le faire paraître; comme aussi il ne voulait pas que le royaume de Bohême fut placé sous l'accusation d'hérésie, mais qu'il permit à tous de prêcher l'Évangile avec liberté, suivant leurs honnêtes convictions.

Trois procureurs parurent pour Jean Huss devant le cardinal Colonno. Ils plaidèrent pour excuser son absence, et dirent qu'ils étaient prêts à répondre à sa place. Mais le cardinal le déclara contumax et l'excommunia. Alors les procureurs en appelèrent au pape qui appointa quatre cardinaux pour examiner le procès; les commissaires confirmèrent la sentence et étendirent l'excommunication aux amis et aux adhérents de Huss. De cette injuste sentence Huss en appela à un futur concile, mais sans succès; et étant banni de son église à Prague, il se retira à Hussenitz, sa place natale où il continua à promulguer la vérité dans ses écrits aussi bien que dans son ministère public.

Il fut alors sommé de comparaître devant le concile de Constance; et pour dissiper toute crainte de danger, l'empereur lui envoya un passeport, lui promettant sûreté. Il dit à la personne qui le délivra qu'il n'y avait rien qu'il désirât davantage que de se justifier de l'imputation d'hérésie; et qu'il se sentait heureux d'avoir l'occasion de le faire devant le concile.

À la fin de novembre il partit pour Constance, accompagné de deux nobles Bohémiens, éminents parmi ses disciples, qui le suivirent par respect et par affection. Il fit mettre des placards sur les portes des églises à Prague, et il déclara dans les villes où il passait, qu'il allait se justifier à Constance et il invitait ses adversaires à être présents. Sur le chemin il reçut toutes les marques d'affection et de respect de gens de toute espèce.

Arrivant à Constance, il se logea dans une partie éloignée de la ville. Bientôt après, il vint à lui un certain Étienne Paletz, qui était engagé par le clergé de Prague à conduire la prosécution. Paletz fut après joint à Michel de Cassis de la part de la cour de Rome. Ces deux préparèrent des articles contre lui qu'ils présentèrent au pape et aux prélats du concile. Malgré la promesse de l'empereur de lui donner un sauf conduit d'aller et retour de Constance, suivant la maxime du concile que «L'on ne doit pas tenir ses promesses aux hérétiques,» quand il fut su qu'il était dans la ville, il fut immédiatement arrêté et fait prisonnier dans l'une des chambres du palais. Sur cela, un des amis de Huss fit mention du sauf-conduit; mais le pape répondit qu'il n'en avait pas accordé un, et n'était pas lié par celui de l'empereur.

La noblesse de Bohême et de Pologne firent valoir toute leur influence en faveur de Huss; et prévalurent assez pour empêcher qu'il fut condamné sans être entendu, chose que les commissaires semblaient avoir résolu. Avant le procès, un moine franciscain fut employé pour le surprendre dans ses paroles et paraître ensuite contre lui. Cet homme vint à lui en idiot et avec un semblant de sincérité et de zèle, demandant d'être instruit de ses doctrines. Mais Huss découvrit bientôt l'imposture, lui dit que quoique sa manière avait l'apparence de la simplicité, ses questions dévoilaient une profondeur et un but hors de la portée d'un idiot. Il trouva ci-après que ce prétendu fou était Didace, un des plus profonds logiciens de la Lombardie.

Enfin, Huss fut amené devant le concile, et les articles contre lui furent lus; il y en avait au-delà de quarante, et extraits surtout de ses écrits. L'extrait suivant, formant le huitième article d'accusation, fournira un exemple de la preuve sur laquelle cet infâme procès fût conduit. «Un méchant pape n'est pas le successeur de Pierre, mais de Judas.» Réponse. «J'ai écrit ceci dans mon traité; Si le pape est humble et doux, méprisant l'honneur et le lucre du monde; s'il est berger, nourrissant le troupeau de Dieu avec la parole et un vertueux exemple, et travaille diligemment et soigneusement pour l'église, alors il est sans doute le vrai vicaire de Christ. Mais s'il marche contrairement à ces vertus, d'autant qu'il n'y a pas de rapport entre Christ et Belial, et Christ lui-même, dit, "Celui qui n'est pas avec moi est contre moi," comment est-il alors le vrai vicaire de Christ ou de Pierre, et non pas plutôt le vicaire de l'ante-christ? Christ appela Pierre lui-même, Satan, quand il l'opposa seulement pour un mot. Alors, pourquoi, un autre étant plus opposé à Christ, ne serait-il pas appelé Satan, et par conséquent ante-christ, ou au moins le principal ministre ou vicaire de l'ante-christ. Des témoignages sans nombre à cet effet se trouvent dans St. Augustin, St. Jérôme, Cyprien, Chrysostôme, Bernard, Grégoire, Remigius, Ambroise, et tous les saints pères de l'église chrétienne.»

Après son examen une résolution fut passée par le concile, de le briller comme hérétique à moins qu'il ne se rétractât. Il fut alors envoyé à une prison malpropre, où le jour il était si chargé de chaînes qu'il pouvait à peine se mouvoir; et chaque nuit il était attaché par les mains à un anneau contre la muraille. Il demeura quelques jours dans cette situation, pendant que plusieurs nobles de Bohême intercédaient en sa faveur. Ils préparèrent une pétition pour son élargissement qui fut présentée au concile par plusieurs des hommes les plus illustres du pays: mais on n'y fit pas attention. Peu de temps après, quatre évêques et deux seigneurs furent envoyés par l'empereur à la prison, pour engager Huss à se rétracter. Mais il prit Dieu à témoin, avec des larmes aux yeux, qu'il n'avait pas conscience d'avoir prêché ou écrit quelque chose contre la vérité ou la croyance de la vraie église. Les députés alors lui représentèrent la grande sagesse et l'autorité du concile: à quoi Huss répondit, «Qu'ils m'envoient la moindre personne du concile qui pourra me convaincre par argument de la Parole de Dieu, et je lui soumettrai mon jugement.» Cette digne réponse n'eut pas d'effet, et les députés, trouvant qu'ils ne pouvaient faire aucune impression sur lui, partirent, étonnés de sa résolution.

Le 4 juillet, il fut, pour la dernière fois, amené devant le concile. Après un examen on lui demanda d'abjurer, ce qu'il refusa de faire sans aucune hésitation. L'évêque Lodi prêcha alors un sermon de persécuteurs violents, choisissant pour texte, «Que ce corps de péché soit détruit.» Le sermon fut le prologue ordinaire d'un cruel martyre; son sort était maintenant scellé, sa défense rejetée et le jugement prononcé. Le concile le censura d'être obstiné et incorrigible et commanda qu'il fut dégradé de la prêtrise, ses livres brûlés publiquement, et lui-même livré au pouvoir séculier. Il reçut la sentence sans la moindre émotion: et à la fin de sa lecture il s'agenouilla et avec toute la magnanimité d'un martyr primitif il s'écria: «Que ta miséricorde infinie, Ô mon Dieu! pardonne cette injustice de mes ennemis. Tu connais la fausseté de ces accusations: combien chargé de crimes j'ai été représenté; combien j'ai été opprimé par des témoins sans caractère et une fausse condamnation: cependant, Ô mon Dieu! que ta grande miséricorde qu'aucune langue ne peut exprimer, prévale auprès de toi pour que tu ne venges pas mes torts.»

Ces excellentes paroles furent reçues comme autant d'expressions de trahison, et ne tendirent qu'à exciter ses adversaires. En conséquence, les évêques appointés par le concile le dépouillèrent de ses habits sacerdotaux, le dégradèrent et mirent une mitre de papier sur sa tête sur lequel étaient peints des diables avec cette inscription, — «Un chef des Hérétiques.» Cette moquerie fut reçut par le martyr héroïque avec un air d'insouciance, et paraissait lui donner de la dignité au lieu de la disgrâce. Une sérénité paraissait sur ses traits, qui indiquait que son âme avait passé par plusieurs étapes d'un voyage fatiguant pour se rendre au royaume du bonheur éternel.

La cérémonie de dégradation passée, les évêques le livrèrent à l'empereur, qui le mit sous les soins du duc de Bavière. Ses livres furent consumés aux portes de l'église; et le 6 Juillet, il fut conduit aux faubourg de Constance pour être brûlé vif. Quand il atteignit l'endroit il se mit à genoux, chanta plusieurs portions des psaumes, éleva les yeux fixement vers le ciel, et dit: «Dans tes mains, Ô Seigneur! je remets mon esprit; tu m'as racheté, Ô Dieu, tout bon et tout fidèle!» Aussitôt que la chaîne fut mise autour de lui au bûcher, il dit, avec un visage souriant, «Jésus-Christ mon Seigneur a été attaché avec une chaîne plus pesante que celle-ci pour moi; pourquoi alors aurai-je honte de cette vieille toute rouillée?» Quand les fagots furent amoncelés autour de lui, le duc de Bavière fut assez officieux pour lui demander d'abjurer. Sa noble réponse fut, «Non, je n'ai jamais prêché aucune doctrine d'une mauvaise tendance; et ce que j'ai enseigné de mes lèvres je scelle de mon sang.» Il dit alors à l'exécuteur, «Vous allez maintenant brûler une oie (le nom de Huss signifiant une oie dans la langue Bohémienne), mais dans un siècle vous aurez un cygne que vous ne pourrez ni rôtir ni bouillir.» Si cela a été dit en prophétie, il a voulu dire Martin Luther, qui brilla cent ans après, et qui avait un cygne pour ses armes — soit que ce fut suggéré par cette circonstance ou à cause de l'extraction ou armoiries de famille, cela n'est pas connu. Aussitôt que les fagots furent allumés, le martyr héroïque chanta une hymne d'une voix si forte et si gaie qu'il fut entendu au milieu du craquement du combustible et le bruit de la multitude. Enfin sa voix fut interrompue par les flammes qui mirent bientôt un terme à sa vie mortelle et porta son esprit immortel que nul feu sur terre ne pouvait réduire ou toucher, au séjour de la gloire éternelle.

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