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Le livre des Martyrs-07


juin 6, 2016 par GoDieu

 


Chapitre V.

 

De nouveaux détails des persécutions des protestants
dans des pays étrangers, durant le 16ème et 17ème siècles.

Horrible Massacre en France, Anno, 1572.

Après une longue série de trouble en France, les papistes, voyant que rien d'efficace ne pourrait être fait contre les protestants à main armée, commencèrent à machiner comment ils pourraient les attraper par la ruse, et cela de deux manières:

La première par une prétendue commission envoyée dans les Pays-Bas, que le prince de Navarre et Condé devaient commander. Ceci était seulement pour apprendre quelle puissance et quelle force l'amiral avait à ses ordres, qui ils étaient et quels étaient leurs noms.

La seconde était par un mariage entre le prince de Navarre et la sœur du roi; auquel devaient être invités tous les chefs protestants de France. Par conséquent, il commencèrent avec la reine de Navarre, mère du prince qui devait épouser la sœur du roi. Attirée par de belles promesses, elle consentit à venir à Paris. Bientôt après elle tomba malade, et mourut dans l'espace de cinq jours non sans exciter le soupçon d'empoisonnement.

Malgré cela le mariage se continua. L'amiral, prince de Navarre et Condé, et plusieurs autres chefs protestants furent induits par les lettres du roi et ses promesses à se rendre à Paris et y furent reçus avec une grande pompe. Le mariage eut lieu le 18 Août, 1572, et fut célébré par le cardinal de Bourbonne. Après cela ils se rendirent au palais de l'évêque pour dîner. Le soir ils furent conduits au palais au centre de la ville pour souper. Quatre jours après, l'amiral, venant de l'assemblée du conseil, fut tiré avec un pistolet chargé de trois balles et blessé dans les deux bras. Des soldats furent appointés à différentes places de la ville pour être prêts à l'ordre du roi; et après que la consigne fut donnée ils s'élancèrent au massacre des protestants, commençant par l'amiral lui-même, qui, étant blessé, fut jeté par la fenêtre dans la rue, où sa tête étant coupée fut embaumée et envoyée au pape. La populace barbare lui coupa les bras et traîna son corps meurtri trois jours dans les rues de Paris, après quoi ils le menèrent à la place de l'exécution et le pendirent par les talons exposé à la moquerie de la populace.

Le martyre de cet homme vertueux n'eut pas plutôt eut lieu que les troupes coururent avec rage pour tuer tous les protestants qu'ils connaissaient ou purent trouver dans l'enceinte de la ville. Ceci continua plusieurs jours; mais le plus grand carnage eut lieu les trois premiers jours pendant lesquels on dit que 10,000 hommes et femmes, jeunes et vieux, de toutes sortes et conditions furent assassinés. Les corps des morts furent portés en voiture et jetés à la rivière, qui avec d'autres courants d'eau de la ville furent rougis du sang des personnes tuées. Au nombre des hommes éminents qui tombèrent dans ce terrible carnage furent Petrus Ramus, Lambinus, Plateanus, Lomenius, Chapesius, et autres.

Les brutalités de cette période ne furent pas limitées par les murailles de Paris, mais se répétèrent dans d'autres villes et autres parties du royaume, surtout à Lyon, Orléans, Toulouse et Rouen où les cruautés furent, si possible, même plus grandes que dans la capitale. Dans l'espace d'un mois 30,000 protestants, dit-on, furent mis à mort. Quand on reçut à Rome la nouvelle du massacre les plus grandes réjouissances éclatèrent. Le pape et les cardinaux allèrent en procession à l'église St. Marc pour remercier Dieu; une médaille fut frappée en commémoration de cet évènement. On publia un jubilé et les canons tirèrent du château St. Angelo. À la personne qui apporta la nouvelle, le cardinal de Lorraine donna 1000 écus. De pareilles réjouissances eurent lieu dans toute la France sur la destruction apparente des fidèles.

Les ennemis de la vérité, rassasiés de massacre, commencèrent à triompher partout dans leur fausse opinion qu'ils étaient les seuls maîtres de la conscience des hommes; et vraiment, il pouvait paraître à la raison humaine que, par la destruction de son peuple, Dieu avait abandonné la terre aux ravages de l'ennemi. Mais il en avait décrété autrement et des milliers qui n'avaient pas plié le genou devant Baal furent appelés à la gloire et à la vertu.

L'année suivante Charles IX. mourut, le tyran qui avait été la cause de ces calamités. Il n'était que dans sa 28ème année et sa mort fut remarquable et terrible. Quand il était couché sur son lit de mort le sang jaillit des différentes parties de son corps. Enfin, après de violentes convulsions, et avoir proféré les plus horribles blasphèmes, il en jaillit une telle quantité de sa bouche, qu'il expira.

 

Robert Oguier, sa femme et leurs fils qui furent brûlés à Lisle.

Samedi, le 6 Mars, 1556, environ vers les dix heures de la nuit le prévôt de la-ville, avec ses sergents, fut chercher les protestants rassemblés dans les maisons; mais il n'y avait pas d'assemblée. Ils vinrent donc à la maison de Robert Oguier, qui était une petite église, où le riche et le pauvre étaient familièrement instruits dans les Écritures-Saintes. Étant entrés, ils trouvèrent des livres qu'ils emportèrent. Mais celui qu'ils cherchaient surtout n'était pas présent, à savoir Baudicon, le fils de Oguier qui était sorti pour aller parler de la Parole de Dieu avec quelques-uns des frères. À son retour il frappa, quand Martin son plus jeune frère lui dit de s'en aller; mais Baudicon, pensant qu'il le méprenait pour quelqu'un d'autre, dit: «C'est moi, ouvre la porte:» sur cela, les sergents ouvrirent disant: «Ah, monsieur, nous sommes heureux de vous rencontrer.» Il leur répondit: «Je vous remercie mes amis; vous êtes aussi les bienvenus ici.» Alors le prévôt dit: «Je vous arrête tous au nom de l'empereur»; et sur cela il fit lier et mettre en prison le mari, sa femme et leurs deux fils, laissant leurs deux filles pour garder la maison. Quelques jours après, les prisonniers furent amenés devant les magistrats qui les examinèrent. Ils adressèrent la parole à Robert Oguier comme suit: «On nous informe que vous ne venez jamais à la messe et que même vous en dissuadez les autres. On nous apprend de plus que vous entretenez des assemblées dans votre maison où l'on prêche des doctrines erronées et contraire à l'enseignement de votre sainte mère l'église.»

Il reconnut la première accusation, et justifia sa conduite en montrant, d'après les Écritures, que de dire la messe était contraire à l'enseignement de Jésus-Christ; et il défendit les assemblées religieuses dans sa maison en montrant qu'elles étaient ordonnées par notre divin Sauveur lui-même.

Un des magistrats demanda ce qu'ils faisaient quand ils étaient réunis. Baudicon lui répondit, «S'il vous est agréable j'ouvrirai la séance comme en public.» Les shérifs lui répondirent, «Eh bien, nous écoutons.» Baudicon, levant les yeux au ciel commença ainsi:

«Quand nous nous assemblons au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, nous nous agenouillons tout d'abord devant Dieu, et dans l'humilité de notre esprit nous faisons confession de nos péchés devant la Majesté Divine. Alors nous prions que la Parole de Dieu nous soit convenablement administrée et purement prêchée: nous prions aussi pour notre souverain seigneur l'empereur, et pour ses honorables conseillers, pour que l'empire soit paisiblement gouverné à la gloire de Dieu: même nous ne vous oublions pas vous que nous considérons nos supérieurs, priant Dieu pour vous et pour cette ville afin que vous la mainteniez en toute tranquillité. Je vous ai ainsi raconté exactement ce que nous faisons: considérez maintenant si nous sommes grandement coupables en ce qui concerne nos rassemblements.»

Chacun d'eux fit une confession publique de sa foi; et étant renvoyés en prison ils furent mis à la torture pour les forcer à confesser quels étaient ceux qui fréquentaient leur maison; mais ils ne voulurent dévoiler personne excepté ceux qui étaient bien connus des juges, ou qui étaient absents dans ce temps-là. Quatre ou cinq jours après il furent rassemblés encore devant leurs juges, et on leur demanda s'ils se soumettraient à la volonté des magistrats. Robert Oguier et Baudicon son fils, dirent, «Oui, nous le ferons.» Alors, demandant la même chose à Martin, le plus jeune frère, il répondit qu'il accompagnerait sa mère; ainsi il fut renvoyé en prison, tandis que le père et le fils furent condamnés à être brûlés vifs. Un des juges dit, après que la sentence fut prononcée: «Aujourd'hui vous irez demeurer avec tous les démons dans le feu de l'enfer.» Ayant reçu une sentence de mort, ils retournèrent en prison, joyeux que le Seigneur leur fit l'honneur de les enrôler parmi ses martyrs.

Comme ils étaient sur le point de séparer Baudicon de son père, il dit, «Laissez mon père tranquille et ne le dérangez pas; il est vieux et a un corps infirme; ne l'empêchez pas, je vous prie, de recevoir la couronne du martyre.» Baudicon fut alors conduit à une chambre à part, et là dépouillé de ses habits et préparé à être sacrifié. Pendant que quelqu'un lui apportait de la poudre pour la mettre sur sa poitrine, un compagnon se tenant auprès dit, «Si tu étais mon frère, je vendrais tout ce que j'ai pour acheter des fagots pour te brûler — tu obtiens trop de faveur.» Le jeune homme répondit, «Bien, monsieur, le Seigneur te montre plus de miséricorde.» Tandis qu'ils parlaient ainsi à Baudicon, quelques-uns des moines entouraient le vieillard, le pressant de prendre un crucifix dans ses mains, de peur que le peuple ne murmurât contre lui: ajoutant de plus qu'il pourrait par ce moyen élever son cœur à Dieu. Alors, ils l'attachèrent entre ses mains; mais aussitôt que Baudicon descendit et vit ce qu'ils avaient fait, il dit, «Hélas? mon père que faites-vous maintenant? allez-vous devenir idolâtre à votre dernière heure?» Et alors, arrachant l'idole de ses mains qu'ils y avaient fixée, il la jeta loin disant, «Quelle cause a le peuple d'être offensé contre nous pour ne pas recevoir un Christ de bois? Nous portons sur nos cœurs la croix de Christ, le Fils de Dieu toujours vivant.»

Une bande de soldats étaient présents à l'exécution. Étant venus à la place, ils montèrent sur l'échafaud; Baudicon demanda alors aux shérifs de confesser sa foi devant le peuple; on lui répondit qu'il devait s'adresser à son père confesseur et se confesser à lui. Il fut alors amené au bûcher où il commença à chanter le 16ème psaume. Le moine s'écria, «N'entendez-vous pas, mon maître quelles dangereuses erreurs ces hérétiques chantent pour tromper le peuple!» Baudicon l'entendant, répondit, «Appelles-tu les psaumes de David des erreurs? Ce n'est pas étonnant, car vous êtes ainsi accoutumés à blasphémer contre l'Esprit de Dieu.» Alors, tournant les yeux vers son père, qui était sur le point d'être enchaîné au bûcher, il dit, «Soyez de bon courage, mon père; le pire sera bientôt passé.» Il répéta souvent ces courtes aspirations: «Ô Dieu, Père éternel, accepte le sacrifice de nos corps pour l'amour de Jésus ton fils bien aimé.» Un des moines lui cria: «Hérétique tu mens; il n'est pas ton père; le diable est ton père.» Pendant cette lutte, il leva les yeux en haut et parlant à son père, il dit: «Voici, je vois les cieux ouverts et des millions d'anges prêts à nous recevoir se réjouissant de nous voir rendre témoignage à la vérité devant le monde. Mon père soyons contents et réjouissons-nous car les joies du ciel descendent sur nous.» On mit sur le champ le feu à la paille et au bois, qui brûlait dessous, tandis qu'eux ne fuyant pas la souffrance se parlaient l'un à l'autre; Baudicon répétant souvent ceci aux oreilles de son père. «Ne faiblissez pas, mon père, et ne soyez point effrayé; encore un petit moment et nous entrerons dans les demeures célestes.» À la fin le feu devenant intense sur eux, les derniers mots qu'on leur entendit dire furent ceux-ci: «Jésus-Christ, toi le fils de Dieu dans ta main nous remettons nos esprit.» Et ainsi ces deux-là s'endormirent tranquillement dans le Seigneur.

Huit jours après, Jane la mère et Martin son fils furent exécutés dans la même ville. On essaya à plusieurs reprises à les faire chanceler dans leur foi; et la mère pendant quelque temps montra de la faiblesse, mais, par les efforts de Martin elle regagna sa première fermeté. Peu de temps après, les émissaires de Satan revinrent supposant la trouver dans la disposition où ils l'avait laissée quand elle dit: «Arrière de moi satan, car ci-après tu n'as ni part ni portion en moi, je vais, par l'aide de Dieu, rester ferme à ma première confession; et si je ne puis la signer avec de l'encre, je la scèlerai de mon sang.» Et depuis lors ce frêle vaisseau devint de plus en plus fort.

Bientôt après Martin et sa mère furent liés et menés à la place de leur martyre. Sa mère, montant l'échafaud, cria à Martin. «Monte, monte, mon fils.» Comme il parlait au peuple, elle dit: «Parle fort, Martin pour qu'il paraisse à tous que nous mourons pour la vérité.» Martin aurait fait une confession de sa foi mais on ne lui permit pas de parler. Sa mère étant attachée au poteau dit pour être entendue des spectateurs. «Nous sommes chrétiens et ce que nous souffrons maintenant n'est pas pour meurtre ou pour vol, mais parce que nous croyons ce que la Parole de Dieu nous enseigne; nous nous réjouissons tous les deux que nous sommes comptés dignes de souffrir pour cette cause.» Le feu fut allumé mais sa grande chaleur n'affecta en rien leur zèle; ils demeurèrent fermes dans leur foi et les mains levées vers le ciel dirent, «Seigneur Jésus nous remettons nos esprit dans tes mains.» Et ainsi ils s'endormirent en paix dans le Seigneur.

 

Massacre des Huguenots à Vassy, en Champagne.

Le duc de Guise, à son arrivée à Joinville, demanda si ceux de Vassy avaient des sermons de prêchés régulièrement par leur ministre. On lui répondit que oui et que le nombre croissait tous les jours. En entendant cela il fut remplit de colère; et, samedi le dernier jour de Février, 1562, il partit de Joinville, et logea dans le village de Damartin éloigné d'environ deux milles et demi. Le jour suivant ayant assisté à la messe le matin, il alla à Vassy accompagné de 200 hommes armés. On commanda à ceux qui étaient papistes de se retirer au monastère, sinon qu'ils s'exposeraient à perdre leur vie. Le duc marcha alors vers l'endroit où l'on faisait le sermon, c'était une grange à 100 pas du monastère. À cette heure-là M. Léonard Mord, le ministre, après la première prière, avait commencé son sermon devant ses auditeurs, qui comprenaient environ 1,200 hommes, femmes et enfants. Les cavaliers approchèrent les premiers de la grange, tirèrent deux arquebuses sur ceux qui étaient dans les galeries près des fenêtres. Les gens voyant leur danger, essayèrent de fermer la porte, mais ils en furent empêchés par les scélérats s'élançant sur eux en tirant leurs épées et criant, «Punition de Dieu! tuez, tuez ces Huguenots.» Le duc de Guise, avec sa compagnie entra précipitamment, abattant les pauvres gens avec leurs épées, poignards et coutelas, n'épargnant ni âge, ni sexe; toute l'assemblée fut si étonnée qu'ils ne savaient pas quel chemin prendre, mais courant ça et là se sauvant comme des brebis devant des loups ravissants. Quelques-uns des meurtriers tirèrent leurs carabines contre ceux qui étaient dans les galeries; d'autres taillèrent en pièces ceux qui se trouvaient en bas; les uns eurent leurs têtes fendues en deux, les bras et les mains coupées; de sorte que plusieurs d'entre eux moururent instantanément sur les lieux. Les murailles et les galeries de l'endroit furent teintes du sang de ceux qui furent massacrés; et telle était la furie des meurtriers, qu'une partie des gens au-dedans furent obligés de briser les toits des maisons dans l'espérance de se sauver sur le faîte. Y étant montés, et craignant de tomber encore entre les mains de ces tigres cruels quelques-uns sautèrent sur les murailles de la ville qui étaient très hautes se sauvant blessés dans les bois et parmi les vignes. Le duc donna ordre aux soldats de tuer surtout les jeunes hommes. Poursuivant ceux qui montèrent sur les toits ils leurs criaient, «Descendez, vils chiens, descendez!» se servant de paroles cruelles à leur égard. La cause pour laquelle quelques femmes échappèrent, d'après le rapport, fut dû à la duchesse, sa femme, qui passant auprès des murailles de la ville et entendant des cris hideux avec le bruit des carabines et des pistolets que l'on déchargeait continuellement, envoya en hâte quelqu'un au duc le priant de cesser sa persécution.

Le ministre cessa d'abord de prêcher jusqu'à ce quelqu'un déchargeât son fusil contre la chaire où il se tenait; après cela, tombant à genoux il pria le Seigneur d'avoir pitié de lui et aussi de son troupeau. Ayant prié, il laissa sa robe derrière lui pensant par là de rester inconnu; mais comme il approchait de la porte il trébucha sur un corps mort, où il reçut un coup d'épée sur l'épaule droite. Se relevant et voulant aller en avant, il fut immédiatement arrêté et grièvement blessé sur la tête avec une épée; tombant par terre et se croyant mortellement blessé, il s'écria, «Seigneur, je remets mon esprit en tes mains car tu m'as racheté, toi Dieu de vérité.» Pendant qu'il priait ainsi, un de la bande sanguinaire courut sur lui ayant l'intention de le blesser, mais il plût à Dieu que son épée se rompit à la poignée. Deux messieurs le remarquant dirent: «c'est le ministre, menez-le à mon seigneur le duc.» Le conduisant par les bras, ils l'amenèrent devant les portes du monastère, d'où le duc et le cardinal son frère sortant lui demandèrent: «Es-tu le ministre de ce lieu? Qui t'a rendu assez hardi pour séduire ainsi ce peuple?» «Monsieur,» dit le ministre, «Je ne suis pas un séducteur, je leur ai prêché l'Évangile de Jésus-Christ.» Le duc apercevant que cette réponse condamnait ses cruels outrages commença à maudire et à jurer, disant, «Mort de Dieu, est-ce que l'Évangile prêche la sédition? Prévôt, va et prépare la potence et pend cet individu.» À ces mots, le ministre fut livré entre les mains de deux pages qui le maltraitèrent. Les femmes de la ville étant des papistes ignorantes ramassèrent de la boue pour lui jeter à la figure et lui criant. «Tuez-le; tuez-le varlet qui a été la cause de la mort de tant de gens.»

Ce massacre continua toute une heure, les trompettes du duc se faisant entendre à plusieurs reprises pendant ce temps. Quand quelques-unes des victimes désiraient d'obtenir leur grâce pour l'amour de Jésus-Christ les meurtriers leur disaient, en dérision: «Vous vous servez du nom de Christ, mais où est votre Christ maintenant.» Il mourut dans ce massacre, dans l'espace de quelques jours, cinquante ou soixante personnes: outre ceux-ci, il y avait environ 250 hommes et femmes qui furent blessés, dont quelques-unes moururent, une perdant une jambe, une autre un bras, une troisième ses doigts. Le tronc qui était retenu à la porte de l'église par deux crochets en fer contenant $60 fut enlevé et jamais rapporté. Le ministre fut emprisonné et souvent menacé d'être enfermé dans un sac et noyé. Il fut, toutefois, le 8 mai, 1563, mis en liberté à l'instante sollicitation du prince Portien.

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