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Je me suis trompé-3


novembre 20, 2020 par GoDieu

 

Je me suis trompé.

par
Fernand Legrand

Octobre 2020

 

Je me suis trompé par Fernand Legrand

L'hypocrisie du parler en langue d'aujourd'hui

 

Transcription de la prédication

 

Pour ne pas perdre de temps, je vais entrer tout de suite dans le vif du sujet.

Vous savez que le titre qui a été donné, c'est : « Je me suis trompé. »

Je ne m'étendrai pas ce soir sur ma conversion à Jésus-Christ.

Je les fais dans une brochure qui a été édité une bonne dizaine de fois, à des milliers d'exemplaires.

Selon la tradition catholique, j'ai été baptisé du baptême non-biblique des nourrissons.

J'ai suivi le catéchisme, mais très tôt, je me suis détaché de tout ce qui était religieux, et c'est à l'âge de 20 ans que prenant conscience, ou plutôt connaissance de la Bible, je me suis repenti de ma vie passée, j'ai cru en Jésus comme Sauveur personnel, et je suis né de nouveau par le Saint-Esprit.

Ma vie en a été radicalement transformée.

Je me suis mis à faire le tour des églises sans oublier celle de mes origines : Messe de minuit ; prêche des pères franciscains ; et dialogue avec le curé et le vicaire de la paroisse, mais aussi, découverte des milieux charismatiques appelés alors « pentecôtistes ».

Nos premières rencontres avec eux, m'a laissé des sentiments mitigés.

Au milieu du culte, une femme s'est emballée dans une louange interminable, répétitive, sur un mode véhément jusqu'à ce qu'une voix vienne se superposer à la sienne.

Ouvrant les yeux, j'ai vu le pasteur qui, visiblement contrarié, faisait tous ses efforts pour ramener cette adoratrice à plus de modération, et lui demandant même de s'arrêter.

L'instant d'après, un homme encore jeune rendait grâce à Dieu avec des termes mesurés, une remarquable maîtrise de soi, une élévation spirituelle qui m'a fait du bien, et dont je me souviens encore aujourd'hui.

En fait, ce que j'avais observé dans ces premiers jours de ma conversion, c'était l'échantillon de tout ce que j'avais rencontré à tous les niveaux de ma recherche charismatique.

Le pire et le meilleur, l'erreur et la vérité imbriquées l'une dans l'autre.

Un pasteur, collègues de celui dont je viens de parler, est venu me voir, et il me parla des dons de l'Esprit, des miracles dans son église, à commencer par la résurrection de sa femme qui était morte, et que le Seigneur avait ramené à la vie.

Tout cela m'impressionnait favorablement, car dans ma foi toute neuve, je n'avais aucune peine à croire à la puissance de Dieu.

Il ne me serait d'ailleurs pas venu à l'esprit, de mettre en doute le témoignage de ce serviteur de Dieu, si pondéré d'apparence.

Il me parla de son baptême, ou plutôt de son expérience du baptême de l'Esprit, et du renouveau de son ministère.

Cela m'enthousiasmait, moi qui voulais servir le bon maître qui m'avait tant aimé, et donné sa vie pour me sauver.

Il poursuivit en me disant que certains ― et qu'il y avait tant de peine à donner un message à l'église ―, après leur baptême du Saint-Esprit, voyaient des phrases imprimées défiler devant leurs yeux ! Ils n'avaient dès lors, plus qu'à lire le texte à haute voix.

Là, j'avoue que malgré mon estime pour lui, et toute la confiance qu'il m'inspirait, j'ai quelque peu tout stoppé intérieurement.

Ne poussait-il pas le bouchon un peu loin ? Sur ces entrefaites, j'avais amené à la réunion, un homme jeune dont la mère était devenue partiellement paralysée en le mettant au monde.

L'ayant encouragé à lire les Évangiles, il avait remarqué les nombreux miracles que faisait le Seigneur, puisqu'il était au début d'une naissance spirituelle, le Seigneur, pensait-il, pouvaient défaire le handicap qu'avait causé à sa mère sa naissance physique.

N'ayant personnellement aucune expérience dans ce domaine, j'en ai parlé au pasteur qui n'a fait aucune difficulté pour venir exercer son don spirituel de guérison envers cette femme.

Un rendez-vous fut pris, et il redit à cette femme, et à son mari qui était présent, ce qu'il m'avait dit quelques semaines plus tôt.

Je voyais naître la foi sur le visage de ces gens.

On pouvait voir qu'ils croyaient.

Oui ! Ils croyaient.

Ils croyaient en ce message de puissance, de délivrance, de guérison et de salut.

Le pasteur, le fils de la maison et moi, nous nous sommes alors mis à genoux pour prier intensément, puis il imposa les mains en priant au Nom de Jésus pour la guérison de cette femme.

Et quand il dit : « Amen ! », le bras de cette femme resta inerte, complètement inerte.

Comme si de rien n'était, il continua à parler, dirigea l'entretien sur la cigarette, c'est-à-dire, sur ce qui tenait encore ce jeune homme en recherche de salut, et lui en attribua l'échec.

Ce jeune saisit alors son paquet de cigarettes d'un geste violent, il s'en sépara en le jetant dans la poubelle.

Il tombe à genoux, et demanda pardon à Dieu à haute voix.

L'obstacle qui empêchait le don de s'exercer étant écarté, nous nous mirent à nouveau à genoux pour prier.

Au nom de Jésus, il imposa de nouveau les mains avec force parole d'autorité.

Son deuxième Amen comme le premier, telle la prière des prophètes de Baal, en 2 Rois, chapitre 18, verset 29, sa prière ne fut suivie d'aucune réponse, ni signe d'attention.

Et moi qui l'avait recommandé à ses gens, quelle confusion était la mienne ! Moi qui n'avais jamais constaté un seul échec de guérison dans la vie, et le ministère des serviteurs de Dieu de la Bible.

Je voyais cet homme qui se disait leur successeur, et qui avait su gagner ma confiance.

Je le voyais m'embarquer dans le plus cuisant des échecs au Nom d'un Seigneur victorieux, qui reste le même hier, aujourd'hui, et éternellement.

Mais le pire était encore à venir, voyant notre immense déception à tous, il s'adressa à la femme, et lui dit ceci : « Madame ! Madame ! Quand je vous imposais les mains, n'avez-vous rien ressenti ? » ― Non, je vous réponds non.

« Madame, réfléchissez bien.

Tandis que je priais pour vous, n'avez-vous vraiment pas ressenti quelque chose dans votre bras ? » ― Nnnnn nnnnn... non, non ! « Mais encore une fois, pas la moindre petite sensation ? » ― Oooooh ! Si.

Suggestionné à ce point, sollicité à donner une réponse tant soit peu positive, elle ne pouvait que dit un : ― Sss... Si ; qui en fait n'était qu'un Non.

« Mais voilà, cria-t-il, voilà ! Vous l'avez ressenti ! Le seigneur a commencé son œuvre de guérison en vous.

Continuer à croire en Lui, et vous serez guéri.

Ah ! Mes amis, je ne peux pas vous décrire dans quel état de déconfiture j'ai quitté ces gens, qui d'ailleurs, ne m'ont plus jamais ouvert leurs portes.

Lors du retour dans la voiture, le pasteur, le plus naturellement du monde m'a révélé que, sur la cheminée du salon, il avait aperçu, un jeu de cartes, de la sorte, il inventait un nouvel interdit pour se sortir de ce lamentable échec.

Ce n'est que plus tard que j'ai compris, que cet honorable ministre de l'Évangile employait en fait des arguments de charlatans.

Dans ces jours-là, il me convaincu de l'accompagner jusqu'à Reims, où m'assurait-il, il y avait un réveil des guérisons, et des manifestations extraordinaires de l'Esprit.

J'y suis allé avec lui, mais je n'ai rien vu tout cela.

Rien de rien, je vous l'assure ! Et pourtant ce n'était pas le désir de voir qui me manquait.

Le dernier soir devait se terminer en apothéose par une réunion spéciale de guérison pour les malades.

Il y avait là, ce soir-là, le cas dramatique d'une jeune personne confinée dans un fauteuil roulant.

Elle fut portée sur l'estrade.

Un silence total tomba sur l'assemblée tandis que des mains se levaient vers le ciel, et que d'autres mains, celles d'éminents serviteurs de Dieu, tous revêtus du don de guérison, se posaient sur la tête de la malheureuse jeune fille.

Des prières fusaient de toutes parts, ardentes, allant crescendo pathétique, tout au Nom de Jésus, et augmentées de commandements au Saint-Esprit pour qu'éclate sa puissance, en ce jour comme autrefois.

Hélas ! Huit fois hélas ! Pas plus dans cet épisode que dans le précédent, il n'y a eu ni voix, ni réponse, ni signe d'attention.

Moi, je me sentais monter comme un renard qu'une poule aurait pris.

J'aurais voulu rentrer sous terre.

Le seul côté positif, c'est que, de ces rencontres est né chez moi, une réflexion en profondeur.

J'ai commencé à me poser des questions, et en poser, à en poser à ses amis dont les prétentions spirituelles commençaient à m'apparaître comme très prétentieuses.

Le temps passant, je me suis enhardi à leur faire part de mes questions, de mes découvertes, et de mes doutes quant à leur méthode, et à certains points de leurs doctrines.

Nos relations, restées très cordiales, et même très fraternelles, après tout, j'épousais assez de leurs idées pour qu'ils n'invitent à prêcher dans leurs églises.

Ils appréciaient beaucoup, semble-t-il, les messages du jeune prédicateur en herbe que j'étais.

Par contre, ils appréciaient moins mes interrogations.

Je m'apercevrais que les sujets dont ils parlaient le plus, étaient ce qu'ils ne connaissaient que par ouï-dire, et que leurs références à l'Écriture allaient parfois à contre sens de ce qu'on pouvait trouver dans l'Écriture.

Souvent même, j'avais l'impression que le flou était cultivé à dessein.

En voici un exemple : J'avais découvert en étudiant ma Bible, que le baptême du Saint-Esprit auquel on faisait tant référence, n'était pas du tout présenté dans la Bible comme dans l'assemblée.

M'entretenant un jour avec le pasteur dont je viens de parler, je lui ai fait remarquer que le seul texte de la Bible, le seul texte de la Bible, où le Saint-Esprit nous explique son baptême, je dis bien, « explique ».

Donc le seul texte de la Bible qui nous explique son baptême, c'est 1 Corinthiens, chapitre 12, verset 13, et je voudrais que vous tous mes auditeurs, vous n'oubliez jamais cette référence.

Alors, c'est 1 Corinthiens, 12, verset 13, je répète : 1 Corinthiens, 12, verset... verset 13, 1 Corinthiens, 12, verset 13.

C'est le seul explicite... pardon, la seule explication que nous ayons, et il ne... nous est dit que tous, oui tous sans exception, tous nous avons été baptisés dans un seul Esprit pour... pour... pourquoi ? Pour former un seul Corps, le Corps de Christ.

Donc pour être incorporé dans l'Église, la seule réponse, la seule explication que nous ayons dans toute la Bible sur le baptême du Saint-Esprit, c'est celle-là.

Cher frère, lui ai-je dit, ce n'est pas du tout ce que vous m'avez dit ! Il a alors tenté de me dire que, il fallait faire une différence entre le baptême « de » l'Esprit, et le baptême « dans » l'Esprit.

Et quand je lui demander des explications, il s'est montré incapable de m'expliquer son explication.

Forcément, parce qu'il n'y en avait aucune autre possible que celle de 1 Corinthiens, 12, 13.

C'est pour former un seul Corps que nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit.

Ce que je viens de raconter, et qui appartient à un passé déjà lointain, vient de se renouveler, voici quelques mois.

Je suis entré en correspondance avec le plus connu et charismatique de France.

Obligé de reconnaître dans un premier temps, la clarté de l'exposé que je venais de faire sur le texte de 1 Corinthiens, 12, 13, qui, je le répète, la seule explication que le Saint-Esprit nous donne de son baptême, à savoir, l'expré... l'expérience première du croyant de la Nouvelle Alliance, c'est-à-dire, être élu dans le Corps du Christ.

Il m'a textuellement écrit ceci, écoutez bien : « Et bien sûr que nous sommes, dès notre conversion, immergés dans le Saint-Esprit pour former le Corps de Christ, y être ajoutés. »

Mais bien sûr que nous sommes dès notre conversion immergé.

Or, vous savez que baptisé veut dire immergé. Donc, il admettait que c'était la première expérience de tous ceux qui se convertissent.

Ils sont immergés dans le Saint-Esprit.

Il m'a écrit cette phrase, et sans le savoir, il venait de mordre à l'hameçon.

Quand je lui ai dit que je publierais sa réponse dans un prochain livre par un prochrain... haye ! pardon, je finirai bien par le dire ! dans un prochain livre, il voulut rattraper l'irrattrapable, et me répondit par retour du courrier, que je n'avais pas compris sa réponse.

Il me fournit alors environ 10 lignes d'explication tellement emberlificotées, que je mets n'importe qui au défi de comprendre.

Ses explications brouillonnes ne respiraient pas du tout la transparence, ou l'honnêteté intellectuelle.

J'en reviens donc à mes premières années, et à mes premières découvertes.

Le pasteur, dont j'ai fréquenté l'assemblée, sentant sans doute que le terrain de son baptême du Saint-Esprit devenait mouvant, ne m'en n'a plus jamais reparlé.

C'est plutôt le parler en langue qui nous a occupé.

Il était le spécialiste, moi le novice.

C'est lui qui m'a initié aux secrets de cet étonnant don de l'Esprit.

Ce qu'il m'en révélait était passionnant.

Quand, selon lui, quand dans la communion intime avec Dieu, on ne parvient plus à suivre ses émotions avec la langue maternelle, l'Esprit s'empare de notre langue pour nous élever d'un, ou de plusieurs degrés, jusqu'à parler miraculeu... miraculeusement dans des langues non apprises, qui pouvaient être la langue des anges.

C'est à ce point précis que mon enthousiasme s'est dégonflé, car je dus lui demander pourquoi ces langues que l'on entendait, n'avait rien d'angélique, mais vraiment rien, au point que dans mon for intérieur, je pensais que je parlerais, n'est-ce pas ? Que si les anges ne parlaient pas mieux ça, moi je parlais mieux qu'eux.

Un peu surpris par la réplique, il passa sans transition des anges aux sauvages, en me disant, que ça pouvait être aussi des langues des indigènes de Bornéo, du Mato Grosso en Amazonie, ou de l'Afrique centrale.

Moi je peux paraître irrévérencieux, mais je suis demandé vers quel des mystères le Saint-Esprit nous embarquait ! Je ne me suis jamais accommodé de cette réponse.

Comment des langues, dix fois plus rudimentaires, pouvaient-elles exprimer ce que le français, l'une des langues les plus complètes, et les plus riches du monde, ne pouvait pas faire ? Cela m'a paru comme un non-sens de taille, et une réponse pas très honnête à une remarque pertinente.

Mais je vous assure que le capital confiance était, dès lors, sérieusement entamée.

Une fois encore, il m'a entraîné dans une courtoise confrontation, qu'il avait organisé sur le thème du baptême du Saint-Esprit, entre pasteurs de son bord, et des pasteurs du bord opposé.

Hélas ! Ses amis ne firent vraiment pas le poids.

Leur doctrine n'avait pas de corps, pas de consistance, et elle se désagrégeait à mesure que se dérouler le débat pour dériver dans la théologie dite de l'expérience.

Après tant d'années je me souviens encore de cette phrase qui leur fut adressée : « Rien ne sert de mettre une locomotive sous pression, si les rails ne tiennent pas. » Une dernière fois, je parlerai de ce frère pasteur, qui eut une autre confrontation sur le même sujet avec un serviteur de Dieu des assemblées dites Darbystes.

Cet homme semblait avoir avalé une Bible, tant il la connaissait bien.

Mais il fut balayé sur son terrain de prédilection.

Tout terrible que soit la conclusion, je vous la livre.

Il poussa à la Bible de côté, et dit : « Sur le plan biblique vous avez raison, mais je ne peux pas renier une expérience. » Tout était là dans le geste, et dans la parole : La Bible refermer mise de côté, et l'expérience mise en avant.

Il y a quelques mois, c'est moi qui aie refait la même expérience.

J'ai posé à mon interlocuteur cette question : « Quand dans votre assemblée, qu'un parler en langue est d'interprété, de quoi s'agit-il ? » Je ne posais pas la question parce que je ne connaissais pas la réponse, mais pour avoir de sa propre bouche une réponse nette, qui ne laissa aucune place à l'ambiguïté.

C'était, selon lui dans l'interprétation, une parole d'encouragement, ou de connaissance, une prophétie, une exhortation, une révélation, une évangélisation, etc....

En bref, c'était une parole adressée aux hommes présents.

Je lui ai alors citer de mémoire 1 Corinthiens, 14, verset 2.

Faut retenir aussi cela : « Celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu. » Or, il venait me dire que c'était aux hommes que la parole en langue s'adressait dans son interprétation.

Mais j'avais pour lui citer ce texte capital, et il restait imperméable à la Parole de Dieu.

Alors je vais faire un pas de plus.

J'ai ouvert sa Bible, et je lui ai fait lire le texte plusieurs fois.

Il semblait ne pas comprendre, puis tout à coup, le déclic s'est fait. Il a compris que ce qui se faisait dans son église, sous le couvert du miraculeux, n'était pas conforme à la Parole de Dieu.

C'est-à-dire, que chez lui, chez eux, par le moyen des langues, on parlait aux hommes, puisque l'interprétation était un message aux hommes, venait de me dire l'évangélisation, un coup d'encouragements, alors que le Saint-Esprit, selon le Saint-Esprit plutôt, celui qui parlait en langue ne parlait pas aux hommes.

Acculé dans cette impasse, il né... il ne lui restait plus que le sable mouvant de ses expériences. Je lui ai demandé, que choisissez-vous, la Bible ou les expériences ? Sa réponse fut celle que vous devinez.

Il choisit l'expérience contre la Parole de Dieu ! Il y a quelques années de cela, un pasteur charismatique m'invita à faire une campagne d'évangélisation dans son église. hurmmm... Un jour, il me dit qu'une sœur de l'église avait, en aparté, parlé en langue en sa présence.

Il ajouta qu'il y avait discerné comme un message pour lui-même.

L'occasion était trop belle pour ne pas la saisir.

Je lui dis : « Comment peux-tu réconcilier une parole en langue qui t'aurait été adressée avec la Bible qui dit en 1 corinthiens, 14, 2 : « Celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu. » Tu n'es pas Dieu ! » C'est comme si je lui avais asséné un coup de massue sur la tête.

Il ne put rien répondre, et il n'essayait même pas de le faire ! Il venait de découvrir une vérité qu'il n'avait jamais vu, et qui le contredisait.

Savez-vous que même Donald dit Gee, le maître à penser du pentecôtisme dit clairement : « Que à la Pentecôte, les merveilles de Dieu qu'on entendit, qu'on entendit ce jour-là, n'était pas adressées à la foule, mais à Dieu. » Et en Actes, 10, au verset 46, on les entendait encore, il est dit d'eux : « Ils glorifiaient Dieu. » Ils ne parlaient pas aux hommes.

En 1 Corinthiens, 14, verset 4 et 16, rien d'autre dans le parler en langue n'apparaît que : la louange, et la prière.

Au verset 2 du même chapitre, la clarification totale est faite.

« Celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes. » Quand j'ai dit ces choses à un pasteur charismatique, il m'a répondu d'un air abattu : « Quand cette parole de Paul a commencé à circuler dans nos assemblées, ça a fait l'effet d'une bombe ! Mais l'idée n'a pas été retenue, car il aurait fallu admettre que tout ce qui ait été fait jusqu'ici, était faux.

Terrible ! Mais pourquoi ne pas rectifié, plutôt que de demeurer dans l'erreur.

Oui mais alors, il faudrait tout repenser, et surtout confesser que ce miraculeux parler en langue, et son interprétation, n'était que de la fabrication humaine.

Je connais deux communautés qui ont eu le courage de le faire pourquoi pas la vôtre, ou même, si ce message arrive jusqu'à vous, si vous parlez.

Avant d'aller plus loin, il faut que je vous raconte une petite anecdote de l'époque de ma jeunesse, où mes connaissances bibliques ont été mises à l'épreuve.

J'étais en compagnie de frères consacrés, et avancés dans la foi.

Chacun connaissait bien sa Bible, et nos entretiens s'y rapportaient toujours.

Le plus âgé posa la question : « Quand a-t-on parlé en langue pour la première fois ? » Les réponses fusèrent spontanément, et toutes pareilles : « À la Pentecôte ! » Nous en étions si sûr. Eh bien non ! C'est à la tour de Babel.

J'étais un brin vexé.

Comment n'y avais-je pas pensé ? Cette fois, mon oreille était accrochée pour de bon, et je n'oublierai jamais l'explication qui suivit : « La diversité des langues à la tour de Babel était un jugement. » Oui, un jugement, et il y a dans la Bible la loi, ou la règle de la première mention.

Cela veut dire, qu'une vérité qui est mentionnée une première fois, gardera sa signification initiale jusqu'au bout.

En chemin, elle pourra se charger de sens, se développer, s'enrichir, mais sa valeur de départ de s'annulera pas.

Il est donc possible que le parler en langue portait en soi une idée de jugement ! Vite je suis allé voir ce qu'en disait le texte qui s'y rapportent.

À mon grand étonnement, j'ai vu que le texte de base repris par Paul, se trouve en Ésaïe, 28, verset 11.

Texte que Paul, porté par l'Esprit, reprend librement en 1 Corinthiens, 14, 21 : « C'est par des lèvres d'étrangers que je parlerai à ce peuple. » Et la citation d'Ésaïe continue par une précision qui confirme, que le jugement est bel et bien contenu dans le parler en langue, « Afin qu'en marchant, il tombe, et se brisent, afin qu'ils soient enlacés et pris. » ça mes amis charismatiques ne me l'avaient jamais dit ! Peut-être, ne le savaient-ils pas eux-mêmes ? Tout à coup, je me souvenue qu'au jour de la Pentecôte, les langues qui sont descendus séparément sur chacun, étaient de feu.

Or, le feu est un symbole de jugement.

C'est ce que dit Ésaïe, 66, verset 15 et 16.

« Voici l'Éternel arrive dans un feu, il convertit sa colère en brasier, et ses menaces en flammes de feu. » C'est par le feu qu'il exerce ses jugements. Et même si certains de ces effets sont purificateurs, le sens du jugement se retrouve partout dans le feu.

Quand je suis allé ouvrir ma Bible concordance Strongs, j'ai trouvé que dans le nouveau testament le « feu » dans son sens figuré, se trouve 63 fois, et sans exception dans le sens du jugement.

Me sont alors revenus à l'esprit ces paroles bien connu de Jean-Baptiste : « Lui, Jésus vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. » Je me suis souvenue que cet ami, qui nous avait mis sur les traces des langues de feu, avait aussi expliqué que dans la même situation, Marc, Jean, et Actes, 1, parlent du baptême du Saint-Esprit, mais omettent de parler du baptême de feu, et que seul Matthieu et Luc, le font.

Mais pourquoi ? Parce que dans ces deux récits, Matthieu et Luc, les pharisiens, les opposants, sont là présents, cités dans le contexte, et c'est à leurs adresses que le baptême de feu est mentionné.

Les ennemis du Seigneur étant absents du contexte de Marc, Jean, et Actes, 1, le baptême de feu, et le jugement sont aussi absents, et c'est Jean-Baptiste lui-même qui en donne l'interprétation : « Il amassera son blé dans le grenier », c'est le baptême du Saint-Esprit, « et il brûlera la paille dans le feu », c'est le baptême de feu.

Et pour éviter toute spéculation, il parle trois fois de ce feu dans le texte qui s'y rapportent, donc Matthieu, 3, verset 7 à 12, et il désigne ce feu comme étant le feu qui ne s'éteint points, et non pas comme un quelconque enthousiasme, ou revêtement de puissance.

Je me suis aussi rappelé que la bonne nouvelle porte en elle-même cette notion de jugement, et c'est 2 Corinthiens, 2, verset 16, qui le dit : « L'Évangile est pour les uns une odeur de vie, et pour les autres une odeur de mort donnant la mort. » Et comme le parler en langue, ici était aussi confronté à deux catégories de personnes, il produisait aussi ces deux résultats opposés.

Chaque fois que j'ai demandé des explications à mes amis charismatiques, j'étais perçu, comme eux, comme une mouche de rage qui les agaçait.

Plus mes questions se faisaient pointues et précises, moins ils avaient de réponse.

Je sentais qu'on commençait à me craindre, et à m'éviter.

Et pourtant, je ne sollicitais encore que des explications, comme par exemple : « Quand vous parler en langue tout seul chez vous en privé, où est la notion du jugement, et à qui fait-il signe, puisqu'il n'y a personne d'autre que vous se place ? » De mon côté, il y a eu des réactions en chaîne, car une découverte me conduisait à une autre.

Je me suis aperçu que...

que j'avais surtout cru par ouï-dire par des témoignages saupoudrés de quelques versets isolés, tirés de leur contexte, et surtout, surtout, de citations incomplètes.

J'ai donc décidé de prendre la Bible à bras le corps, c'est-à-dire, à la lire avec soin, aller glaner en dehors du champ charismatique, et à écouter ce que d'autres avaient à dire sur le sujet.

J'ai donc été à l'une, ou à l'autre de leurs retraites, ou conventions, avec l'espoir d'y trouver une réponse solide à ma recherche du vrai but, le but du parler en langue, et des raisons de leur non-parler en langue.

Mes questions, là aussi, restaient sans réponse satisfaisante.

Je les trouvais d'une navrante ignorance sur le sujet.

C'était le vide biblique, aussi grand chez eux, que chez les tenants de la doctrine.

Les uns parlaient en langue sans trop savoir pourquoi, et les autres ne savaient pas pourquoi ils ne parlaient pas en langue.

Personne ne semblait pouvoir m'aider à avancer dans ma recherche.

Il avait bien de part et d'autre des réponses à l'emporte-pièce, mais c'était d'une rare indigence.

Et les quelques livres que j'ai pu consulter à l'époque, était plus empreint de parti pris que de connaissances bibliques.

Je dois maintenant dire qu'arrivé à ce stade, l'inquiétude commençait à me gagner justement à cause des hésitations des tergiversations, des atermoiements de mes amis charismatiques, qui en étaient réduits à se cacher derrière une muraille de non-réponse.

Il ne fallait plus poser de questions.

Poser des questions devenait un péché.

C'était douter du Saint-Esprit, les Saints... le Saint-Esprit parlait chez eux, chez eux beaucoup plus qu'ailleurs, en tout cas c'est ce qu'ils prétendaient.

Et tant de gens prophétisaient par l'Esprit que les questions sur ce qu'ils disaient, me reléguait dans l'indésirable minorité des questionneurs du Saint-Esprit.

Mais n'était-ce pas là une copie de l'église catholique, où le magistère infaillible augmenté de l'interprétation pseudo-unanime des pères de l'église, interdit au petit peuple des fidèles d'oser poser une question sur les enseignements les plus antiscripturaires de cette église ? Mais voilà, à mesure que je lisais les écritures, de nouvelles questions sur ce qu'on m'avait dit surgissaient d'elles-mêmes.

Et en voici une autre : Beaucoup se reconnaîtront peut-être dans ce qui suit.

Dans ma jeune vie chrétienne, on m'ave... dit... pardon, on m'avait dit que le parler en langue était, pour le croyant que j'étais devenu, le signe indiscutable de l'entrée dans cette deuxième expérience, le baptême du Saint-Esprit.

Quelle ne fut pas ma surprise de lire en 1 Corinthiens, 14, 22, retenez cela aussi, 1 Corinthiens, 14, 22 : « Les langues sont un signe non pour les croyants mais pour les non-croyants. », ou « les incrédules », selon de certaines versions.

Là, je suis tombé des nues.

Je n'en croyais pas mes yeux, car on ne m'avait jamais dit ça.

Toujours l'accent avait été mis sur le parler en langue, comme signe pour le croyant de son édification personnelle, et de celle des autres croyants de sa deuxième expérience, de sa communion avec Dieu, de son accès aux autres dons de l'Esprit, etc....

J'étais comme le Titanic au moment où l'iceberg lui est entré dans le flanc.

Tout ce qu'on m'avait dit sur le sujet allait couler ! Comment encore prier en langue tout seul chez soi, puisque les incrédules, les non-croyants, à qui le signe est destiné, ne sont pas là ? Ce serait comme jouer au tennis sans balle, ou bien tout seul dans sa chambre, permis d'imposer les mains à des malades qui ne seraient pas là, sous prétexte qu'on aurait un don de guérison.

J'ai tout à coup compris pourquoi dans ce chapitre 14, le Saint-Esprit fait dire à Paul, que dans l'Église, ― en général, il y a des croyants ―, il est préférable de ne dire que cinq paroles compréhensibles, plutôt que 10 000 en langue.

Mathématiquement, cela veut dire, qu'il vaut 2 000 fois mieux ne pas y parler en langue, que d'y parler.

C'est vrai que si quelqu'un dit qu'il préfère 5 chats, à 10 000 chiens, c'est qu'il ne veut pas de chien.

Mes questions devenaient de plus en plus embarrassantes pour mes amis. Ils devaient se dire : « Mais où va-t-il les chercher ? » C'était là dans les versets dont ils se réclamaient le plus ! Mais ils ne semblaient pas les voir encore.

Ce qui m'inquiétait, au ple...

ce qui m'inquiétait au plus haut point, c'est qu'il n'avait aucun argument biblique à me proposer.

Ce que j'attendais de leur part, c'était une réponse solide qui me viennent en aide, et surtout, qui tienne la route ! Tout ce qu'on trouvait à me répondre, c'est que Paul avait dit : « Je désire que vous parliez tous en langues. » Mais quand on m'a dit cela, je venais de lire que Paul avait dit aux mêmes [1] Corinthiens au chapitre 7, et verset 7 à propos du célibat, je voudrais que vous soyez tous comme moi, c'est-à-dire, célibataire.

Cela gênait ceux à qui je proposais cette énigme, car ça veut dire, que tous ceux qui veulent parler en langue, devrait aussi vouloir le célibat.

C'est en disant ces choses qu'on...

qu'hélas, on peut perdre des amis, et j'en ai perdu quelques-uns de cette façon.

Entre temps, je connaissais mieux ma Bible, et certains voulaient me montrer que, contrairement au célibat, tous devraient parler en langue.

J'ai donc ouvert ma Bible en 1 Corinthiens, 12, le verset 29 et 30, et à cet ami, je lui ai montré, je les ai demandés plutôt de lire avec moi : « Tous sont-ils apôtres ? », ― non bien sûr, qu'il m'a répondu.

« Tous sont-ils prophètes ? », ― non ! « Tout sont-ils docteurs ? », ― non.

Arrivé là, il a refusé d'aller plus loin.

Il venait de voir où le texte allait le conduire, à lire, « Tous parlaient-ils en langue ? ».

Et la réponse ne pouvait...

ne pouvait qu'être que « non ».

Trois fois, j'ai essayé de reprendre le texte, et trois fois, il a refusé d'aller plus loin.

Il est parti fâché.

Il refusait la vérité qui était tout bonnement, que comme tous n'étaient pas appelés au célibat, tous non plus ne parlaient pas en langue.

Et pourquoi refuser de voir ces choses ? Et si même on s'est trompé, est-ce une honte de l'avouer ? Avec ma voiture dans mes nombreux déplacements, il m'est arrivé plusieurs fois de faire marche arrière.

En Roumanie, où j'étais pour prêcher l'Évangile plusieurs fois, et où sur les routes, les panneaux sont rares, j'ai fait une fois plus de 20 km avant de me rendre compte que je m'étais trompé.

J'ai rebroussé chemin ! La pire chose qui vous pouvait m'arriver, c'était de persister sur une fausse voie.

Avec la doctrine biblique, c'est la même chose.

J'ai plusieurs fois dû rectifier mon point de vue.

Il n'y a aucune honte à désapprendre une chose, si elle a été mal apprise, ou si elle a été mal enseignée.

Ce qui m'a enseigné sur le...

ce qui m'a éclairé, pardon, sur le sujet, si tôt, j'ai trouvé qu'elle était le but, je dis bien « le but » du parler en langue.

J'en ai fait part à beaucoup, à beaucoup d'amis qui tâtonnaient comme moi.

Il est clairement dit que le parler en langue était un signe pour... les incrédules.

Mais qui étaient ces incroyants ? Je me demande encore aujourd'hui, comment je n'ai pas vu la réponse plus tôt.

C'était là, écrit noir sur blanc dans le contexte immédiat, dans le verset qui précède.

« C'est par... », je le lis, « C'est par une autre langue des lèvres d'étrangers », donc parler en langue, « que je parlerai à...

ce peuple ».

Mais quel est ce peuple à qui le Saint-Esprit fait ici référence ? Il n'y a qu'une réponse : « Le peuple juif. » Dans le nouveau testament, l'expression « ce peuple », se rencontre 12 fois, et sans exception, ces douze citations font référence aux juifs, et « aux juifs seul ».

Tout s'est éclairé en moi.

Je tenais là, la réponse capitale à toutes mes questions.

Le don du parler en langue était le signe pour les juifs.

Qu'à partir de la Pentecôte, l'Église allait être composée de gens de toutes langues, tous peuples, toutes nations, toutes tribus.

Et c'est exactement ce que Pierre a dit en Actes 2.

Quant à la suite du parler en langue, on lui a demandé ce que cela voulait dire, le Saint-Esprit l'a mis dans sa bouche ces paroles-ci : « C'est ici l'accomplissement de la parole du prophète Joël : « Je répandrai mon Esprit sur... »

sur qui ? Sur Israël seulement ? Non ! « Je répandrai mon esprit sur... sur toute chair ».

Sur toute, par ce qui revient à dire, je répandrai mon esprit sur toutes les langues, tous les peuples, toutes les nations toutes les tribus du monde.

Et le parler en langues étrangères en est le grand signe.

Et c'est justement sur ce point précis qu'Israël était incrédule.

Tout l'incrédulité d'Israël depuis Jonas en particulier, jusqu'au juifs des temps apostoliques, et aux apôtres même, et résumée par ce texte de 1 Thessaloniciens, 2, verset 14 et 16... à 16, qui dévoile en même temps, la nature de cette incroyance.

Écoutez, 1 Thessaloni... Thessaloniciens, 2, verset 16 : « Ces juifs, qui sont ennemis de tous les hommes, qui nous empêche de parler aux païens pour qu'ils soit sauvés, qui mettent le comble à leurs péchés, mais la colère a fini par les atteindre. » Le grand moyen que le Saint-Esprit a employé pour les convaincre, que le corps de Christ était désormais composé de juifs et de non-juifs, c'était non seulement la nappe plein d'animaux impures que Pierre a vu descendre du ciel, mais aussi, et surtout, le grand signe du parler en langue qui voulait dire la même chose ; que tous les païens désormais, à commencer par Corneille, le capitaine italien, tous les gens du monde avec une langue étrangère à la langue des juifs, pouvaient avec leur langue, ou leur dialecte particulier, comme à la Pentecôte.

Non seulement publier les merveilles du Deu...

du Dieu d'Israël, mais encore et surtout, faire partie du Corps de Christ qui est l'Église.

« Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu » [Romains 11:33], s'écrira l'apôtre Paul.

Et il ajoute en Éphésiens, 3, verset 8 : « À moi qui suis le moindre des saints, cette grâce m'a été accordée, d'annoncer aux païens, les richesses incompréhensibles de Christ. » C'était tout simplement ça le but du parler en langue.

Et quand on l'a compris, toute la vérité sur le sujet s'harmonise.

Je pose une question : « Où sont les juifs aujourd'hui ? » Ceux à qui le style composé de langues étrangères faisait signe ? Où sont ceux qui devaient être convaincu de l'universalité de l'offre du salut ? Et s'ils ne sont plus là, à quoi peut bien rimer un signe qui ne fait plus signe à personne ? Car personne aujourd'hui dans quelques pays du monde où il vit, ne conteste plus que le salut de Dieu a débordé Israël, et c'est étendu jusqu'aux confins de la terre habitée.

N'est-ce pas là la raison qui va conduire Paul à nous dire par le Saint-Esprit, en 1 Corinthiens, 13, que les langues cesseront, qu'ils ne continueront plus ? C'est un autre sujet, mais déjà la question est posée.

Les étoiles, comme chacun le sait, sont des signes dans le ciel qui ne sont visibles, et utiles que la nuit.

Elles disparaissent avec le lever du soleil.

De même le parler en langue, et c'est un signe qui n'était utile qu'à l'obscurantisme, et l'incrédulité d'Israël par rapport à la vocation des païens.

Une fois la lumière entièrement faite sur la chose, à quoi bon perpétuer un signe que tout le monde a saisi ? Le Saint-Esprit n'a pas continué à donner à Pierre la vision de la nappe pleine d'animaux impurs, et Pierre n'a plus recherché cette vision.

Une fois la chose bien comprise, la nappe a été retirée dans le ciel, et n'a plus jamais réapparue.

Elle n'était plus nécessaire, et il en est de même avec le parler en langue.

J'ai essayé de partager avec mes frères charismatiques une autre question, qui pour...

qui troublait plusieurs d'entre nous.

Alors que... qu'à la Pentecôte, on comprenait tout ce qui se disait en langue, dans nos églises aujourd'hui, on ne comprend plus.

Là, plus d'hésitation, j'ai reçu une réponse sur le champ.

Il y aurait, paraît-il, deux sortes de parler en langue, celui de la Pentecôte que tout le monde a compris, et celui qui s'exerçait ensuite comme en...

Corinthe, ou comme le dit Paul en chapitre 14, verset 3 où personne ne comprend.

Cette réponse m'a satisfait tout un temps, mais j'avais été tellement échaudé sur les points dont je viens de vous parler, que je commençais à mettre en doute la crédibilité même, de ceux à qui je m'étais adressé pour avoir des réponses bibliques à mes questions.

En relisant le livre des Actes, je n'y ai pas trouvé une glossolalie différente de celle de Corinthe.

Luc, l'auteur du livre des Actes, se sert des mêmes mots que Paul dans son Épître aux Corinthiens.

Et comme le livre de Luc a été écrit après celui de Paul, Luc était donc parfaitement au courant de ce que disait Paul, et cela d'autant plus que le médecin bien-aimé, comme il est appelé, était un membre de son équipe missionnaire.

Si donc il y avait une différence entre les deux parler en langue, Luc n'aurait pas manqué de le signaler pour éviter la confusion, mais il ne le fait pas.

Il en parle comme Paul en parle, et il emploie les mêmes mots pour parler de la même chose.

C'est le glosât dans un cas comme dans l'autre.

De plus, en relisant avec soin ce qu'en dit Paul aux [1] Corinthiens, chapitre 14, avec le verset 10, on trouve qu'il a en vue lui aussi, des langues aussi connues que celles dont Luc parle, puisqu'il dit ceci, suivez bien : « Aussi nombreuses que puissent être les langues, » pardon, « aussi nombreuses que », je reprends n'est-ce pas ? ― et ça vous aidera même si je fais des reprises ―.

« Aussi nombreuses que puisse être dans le monde les diverses langues ».

Il s'agit donc bien dans la pensée de Paul, de langue humaine, et qui sont dans le monde.

Comme le dit Luc, et non pas d'un langage extatique et incompréhensible, mais alors d'où vient qu'on avait compris celle de la Pentecôte, et qu'on ne comprenait plus celle des corinthiens.

En y réfléchissant, et cela m'a pris du temps, tout à coup, la lumière s'est faite.

C'était tellement simple, tellement évident que je me suis dit à moi-même : « Mon pauvre ami ce que tu peux être bête, bête alliée de ne pas avoir compris ça plus vite ! » En Actes 2, quinze pays et peuples dont quinze langues ou dialectes sont cités, et comme tous ces juifs qui étaient montés à leur fête annuelle venaient de ces pays-là, ils ont tous compris.

Ce n'est pas sorcier, je me suis dit, puisque les quinze peuples avec leurs quinze langues avaient aussi quinze oreilles différentes pour les comprendre.

C'est facile, c'est compréhensible.

L'émission était surnaturelle, mais la réception était naturelle.

Supposons, je dis bien supposons, qu'il y est eu là à la Pentecôte, quinze corinthiens munis de quinze enregistreurs portatifs, et que tous les quinze aient enregistrés séparément ces quinze parler en langue, que l'on comprenait si bien à Jérusalem, et que rentrer dans leur église à Corinthe, qu'ils y aient fait entendre ces 15 cassettes aux corinthiens de l'endroit qui ne parlait guère que le grec.

L'inévitable conclusion aurait été celle de Paul : « Nul ne comprend. » Et pourtant ce fut été le même parler en langue, que l'on comprenait quelques jours plus tôt, mais forcément qu'on n'aurait pas pu les comprendre, puisque à Corinthe il n'y avait plus personne pour comprendre quatorze de ces quinze langues.

Allons encore plus loin.

Si ces cassettes, traversant les siècles, étaient entendues de nos jours dans des églises à Paris, Londres, Madrid, Brazzaville, Yaoundé, Lomé, Bruxelles, Dakar, New York ou Pékin, le résultat serait le même.

Ces quinze langues qui furent comprises à Jérusalem, personne aujourd'hui, pas plus qu'à Corinthe, personne ne les comprendrait.

Inversement, imaginons que l'on est transporté en Boeing 447, toute l'Église de Corinthe à Jérusalem, de tout ce qui s'est dit ce jour-là en langue, tous, que des corinthiens, auraient compris les paroles dites miraculeusement dans leur langue grecque, mais il n'aurait rien compris des quatorze autres langues forcément, et si le grec n'avait pas été au programme du Saint-Esprit ce jour-là, il n'aurait rien compris du tout.

C'est précisément ce qui se passait dans leur Église à Corinthe.

C'était dans d'autres langues que le grec qu'on y parlait en langue.

Personne n'y comprenait rien, non pas parce que c'était un langage extatique, un autre type de parler en langue, ou la langue des anges, mais tout simplement parce que c'était...

parce que ce n'était pas du grec.

Ce qui s'y disait leur était aussi inaccessible que de téléphoner en Lingala au chinois, à quelqu'un qui ne comprend que le français.

Le parler en langue était donc bel et bien des langues réelles et existantes.

Ainsi le... nul ne comprend, manipuler de la sorte devient un camouflage bien commode, qui enlève jusqu'au désir de vérification.

Baragouiner un n'importe quoi incompréhensible peut être spirituel ! Essayer de comprendre le côté caché des cartes serait un manque de spiritualité, certains allant jusqu'à dire, que c'est pécher contre le Saint-Esprit.

Avec ma manie de tout ramener à l'Écriture, j'ai trouvé que le Saint-Esprit nous avait, au contraire, donner un merveilleux moyen de vérification pour savoir d'une façon infaillible, si ces étranges parler en langue, qu'on voulait me faire passer pour biblique, étaient authentiques.

Quelques années avaient passé.

Je connaissais ma Bible beaucoup plus en profondeur.

Si certains de mes amis charismatiques prenaient ombrage de mes questions, et se distançaient de moi, je gardais néanmoins de bons contacts avec d'autres.

J'étais devenu évangéliste itinérant, et ils m'invitaient pour des conférences dans leur église.

En privé, je leur demandais, et je le fais encore, je leur demandais des explications sur le don d'interprétation, qui devait rendre compréhensible ce qui n'avait pas été compris dans le parler en langue.

Ils étaient assez confus quand je leurs demandais pourquoi dans la majorité des cas, le don de parler en langue n'était pas suivi de l'interprétation exigée au verset 28, du chapitre 14.

L'une des excuses était, qu'il n'y avait pas d'interprète ce jour-là.

Ils restaient sans voix quand je leurs faisais remarquer ce qu'enseignait le Saint-Esprit : « S'il n'y a pas d'interprète, qu'on se taise ! » Il fallait donc s'assurer avant de parler en langue, et non pas après, s'il y avait un interprète ou non.

Et dans le cas où il n'y avait pas d'interprète, de ne pas permettre le parler en langue.

Ils connaissaient tous ce texte, mais ils étaient comme étonnés que j'ose le leurs rappeler.

Ils me donnaient la nette impression de ne pas vouloir obéir à cette Bible, dont ils se disaient les plus ardents défenseurs.

Il arrivait parfois même, que tout le monde parlait en langue, tous ensemble, ce qui est aussi contraire à la Bible.

Récemment encore, j'ai demandé à un vrai responsable, pourquoi il avait violé ouvertement le commandement du Seigneur, car selon le verset 37, du chapitre 14, le premier aux Corinthiens, c'est un commandement.

Un commandement qui dit aux versets 27 : « En est-il qui parle en langue que deux ou trois au plus parle, chacun à son tour, et que quelqu'un interprète. » Il ne trouva rien à me répondre, mais je sais, qu'il n'a pas modifié sa façon de faire, montrant par-là, la petite estime dans laquelle il tient la Parole de Dieu.

Il en a plein la bouche, ça oui, mais en réalité, elle lui tient très peu à cœur.

J'en viens maintenant à ce qui m'a valu toutes les inimitiés, les ruptures, et jusqu'à des haines terribles.

J'ai fait savoir à ses amis, que je détenais les preuves, que l'exercice de leurs dons de l'Esprit n'étaient que fabrication humaine.

La vérification du parler en langue se fait par l'autre don, non moins miraculeux, qui lui est associé, celui de l'interprétation.

C'est ici que la tricherie est dévoilée.

Je ne peux pas vous raconter toutes mes expériences dans ce domaine, cela me prendrait trop de temps.

Mais en voici quelques-unes.

Comment un court chant en langue, est-il devenu un message fleuve dans l'interprétation ? Comment les paroles interprétées sont-elles, hurmmm..., excusez-moi, comment les paroles interprétées sont-elles des messages aux hommes, alors que l'Esprit dit, que celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu ? Comment me racontait ce colonel de l'armée du salut en congé en France ; comment ma louange dite en lingala, celle de mon champ de mission a été prise pour un parler en langue, et a donné une interprétation qui n'avait rien à voir, ni de près ni de loin, avec ce que je venais de dire ? De quelle oreille personnellement, quelle oreille attentive ne n'ai-je pas écouté ce parler en langue, heurté, saccadé, incompréhensible, au cours duquel il surgi trois fois en italien un « Spiriti Santi ! » Spiriti Santi ! Spiriti Santi ! qui n'a pas réapparu dans l'interprétation.

Le Saint-Esprit qui était censé l'avoir inspiré dans le parler en langue, l'aurait-il oublié dans l'interprétation ? Et surtout, surtout, quelle horreur de découvrir que « Spiriti Santi ! » est la mise au pluriel de l'unique personne du Saint-Esprit, c'est-à-dire, la paganisation de sa divine personne.

N'est-ce pas, pas là, le blasphème contre le Saint-Esprit ? Ma chère amie espagnole dans une assemblée de France, à prier le Notre Père dans sa langue maternelle.

Il en est sorti une interprétation qui étaient tout, sauf le Notre Père.

Tout ceci était plus que suffisant pour m'éclairer sur la nature frauduleuse de ces deux charismes.

Mais j'ai poussé la vérification plus loin.

J'ai demandé à un frère écossais ayant l'accent typique de son pays, de me mettre deux fois de suite, et en anglais, le Notre Père sur enregistreur.

J'avais aussi deux autres parler en langue interprétés, qui avait été pris sur le vif dans l'assemblée.

Je suis allé chez des frères charismatiques très modérés, pour qui, la fraude et les excès n'existent que chez les autres charismatiques, pas chez eux ! Personne dans l'église ne met en doute leur conviction, leur sincérité, et surtout pas leur don d'interprétation.

Après avoir prié avec eux, je leurs ai demandé d'écouter l'enregistrement, et de me l'interpréter.

Cela fut fait sans objection ni réticence.

Hélas ! Mille fois hélas.

Rien ne ressemblait à l'original.

Le Notre Père en anglais s'est transformé en un message d'encouragement en français.

Il y a quelques années, j'ai été personnellement la cible de deux exhortations en langue ayant trait à une même situation.

Selon les sentiments cultivés, ces paroles, dites divines, étaient toute consolation dans un cas, et toute condamnation dans l'autre.

Est-ce sérieux ? Récemment, j'ai proposé ceci à chacun des deux hommes les mieux en vue dans les cercles charismatiques de Suisse et de France, ― c'est tout récent.

Voici ce que je leur ai écrit : « Nous prendrons chacun deux témoins, et nous nous rendrons ensemble au culte dans une église charismatique, où l'on égli... où l'on exige, pardon, ― c'est le contraire de néglige ―, où l'on n'exige l'interprétation à tout parler en langue, et où l'on ne nous connaît pas, ni vous ni moi.

Puisque vous croyez à l'authenticité, et à l'actualité de votre don des langues, vous êtes tenus de croire à l'égale authenticité du don d'interprétation.

Dans le culte, vous parlerez mon baragouin, et moi je parlerais votre charabia, et vous constaterez que de ces deux, rien du tout sortiront deux pseudos interprétations, 100% évangéliques au niveau des paroles, mais aussi fausses quant à leur origine, que les extraordinaires paroles de la pythonisse d'Actes, 16, qui pouvait aussi dire : « Ces hommes sont les serviteurs du Dieu très haut, et ils vous annoncent la voie du salut. » Ayant constaté la fraude, nous régiderons...

nous rédigerons ensemble un rapport que nous signerons avec nos témoins respectifs, et nous enverrons à toutes les églises du monde francophone, cette lettre de constatations.

Il ne faut pas être devin pour deviner la suite, c'est qu'il n'y a pas eu de suite! Aucun de ces deux poids lourds du monde charismatique, n'a osé se risquer à la plus simple et la plus loyale des vérifications.

Peut-on encore se parer du beau nom de Chrétien, quand on n'a même pas le courage des prophètes de Baal, qui eux ont accepté le défi du prophète Élie ? Vous comprenez pourquoi ses amis me fuient, non parce que, sur le sujet, j'ai une opinion qui n'est pas tout à fait la leur, mais parce que je leur fournis le moyen de se prouver à eux-mêmes qu'ils sont dans l'erreur.

C'est ce qu'ils ne me pardonnent pas.

Ces paroles du Seigneur Jésus est, hélas, toujours vrai : « Ils ont préféré les ténèbres à la lumière. » Puisque je viens d'évoquer le Seigneur Jésus, parlons de Lui.

Ce qui me turlupinait depuis longtemps déjà, c'était la découverte que notre bien-aimé Maître n'avait jamais parlé en langue.

Qu'elle coup de tonnerre dans le ciel bleu, car ceux en qui j'avais confiance, savaient ces choses, mais ils évitaient d'en parler.

En fait, ils me cachaient cette vérité quand j'ai posé la question, le plus honnête a admis la chose, et il a dit sur un ton défaitiste, mais sincère, c'est vrai, Jésus n'a jamais parler en langue.

Aujourd'hui encore, au moment où je vous parle ce soir, je ne saurai gré de son honnêteté, mais comme il semblait triste d'admettre la chose.

Et ça se comprend, car cela l'obligeait moralement à en tirer des conséquences, qui allait à contre-courant de ce qu'il pratiquait, mais là où ma déception fut immense, et où ses amis charismatiques ont définitivement perdus ma confiance, c'est quand, pour couvrir cet incontournable évidence, ils m'ont donné deux réponses qui se contredisaient, et qui m'ont prouvé leur mauvaise foi.

Excusez-moi, j'ai un chat dans la gorge.

Le premier a osé me dire que si Jésus n'avait jamais parler en langue, ― il l'admettait donc ―, si Jésus n'avait jamais parlé en langue, c'est parce qu'il était parfait, et qu'il n'avait donc pas besoin de s'édifier.

Triste échappatoire en vérité.

Pourquoi donc Jésus a-t-il exigé que Jean-Baptiste le lui administre le baptême de repentance, puisqu'il n'avait pas besoin de repentance ? C'était comme il le dit, pour accomplir ce qui était juste, et utile que nous sachions.

Si donc notre divin modèle n'a jamais parlé en langue, c'est parce que contrairement à la repentance, la quasi-totalité de son Église n'en aurait jamais besoin, et l'histoire le confirme, puisque le mouvement des langues ne date que du dé... que du début de ce siècle.

La deuxième dérobade est pire que la première.

Faisant fi du silence de l'Écriture, certains m'ont dit, à l'inverse de l'autre : « On ne peut pas imaginer un seul instant que Jésus n'est jamais parlé en langue, certainement qu'il l'a fait, car tout ce que Jésus a dit n'est pas dans la Bible.

Étions-nous là, pour l'entendre parler en langue, quand il priait tout seul, la nuit entière sur la montagne ? Étions-nous là, quand en agonie il priait à Gethsémané ? Étions-nous là, quand il présentait avec de grands cris, avec des larmes, des prières, et des supplications à celui qui pouvait le sauver ? Il nourrit l'inouïe, pauvre ami ! Réduit à justifier leur erreur par de nouvelles erreurs, et à dépasser la Bible.

Il suffirait de poursuivre : « Étions-nous là, quand il enseigna à ses disciples la corédemption de Marie ? Étions-nous là, quand il leurs expliquait le purgatoire ? Étions-nous là, quand il leurs recommandait l'usage des indulgences ? » Dangereuse réflexion que celle-là.

En 1 Corinthiens, 12, on trouve la liste des neufs dons de l'Esprit que voici : sagesse, connaissance, foi, guérison, opération de miracle, prophétie, discernement des esprits, diversité de langues, et interprétations.

Jésus les avait tous, et il les a tous exercé sauf le don des langues, et cela va de soi, son associé naturel, l'interprétation.

S'il ne l'a pas fait, c'est qu'il n'y avait pas lieu de le faire.

Mais pourquoi ? Parce que jusqu'ici, son Évangile ne s'étendait qu'aux brebis perdues de la nation d'Israël.

Souvenez-vous, il avait même défendu à ses disciples d'aller vers les païens, c'est-à-dire, vers les langues étrangères.

L'aspect multilinguistiques de son œuvre rédemptrice restait secret.

Il n'était pas encore question de peuples, de tribus, de nations, et de langues.

Rien, ou presque rien dans ses paroles, ne laissait voir la dimension internationale de son salut.

Jusque-là, rien ne pouvait hérisser les juifs, et les rendre jaloux des grâces accordées aux païens, puisqu'il n'était pas encore question deux, ou de langues étrangères dont ils étaient porteurs.

Le don des langues, signe de leur intégration dans le plan de Dieu, n'avait donc pas encore sa raison d'être.

Jésus ne dévoilera le parler en langue, encore à venir, qu'une seule fois, tout à la fin de son ministère envers Israël.

Il est donc maintenant hautement significatif de voir, quand il en parle.

Dans la foulée de la phrase qui précède : « Aller par tout le monde. » Ce qui déclenche le parler en langue, c'est le fameux « à toute créature », c'est-à-dire, à toutes langues, tribus, nations, peuples.

Les étroites limites d'un nationalisme juif borné vont voler en éclats, mais Jésus... mais Jésus sait que ce peuple, ce peuple juif ne va pas comprendre, et qu'il va mettre tout en œuvre pour que l'Évangile ne soient pas annoncés aux gens d'autres langues.

Jésus va donc donner à ses disciples, et pour ce peuple juif, le signe le mieux approprié : « Le parler en langues étrangères. » Le seul que d'entre tous les autres signes, il n'avait pas eu à exercer.

Ce silence dans la vie de Jésus nous instruit mieux que beaucoup de paroles.

Il confirme que le but du don des langues est conforme à ce qu'en dit...

disent Paul et Pierre, à savoir, que c'était le signe pour le peuple juif incrédule face à la vocation des païens, que Dieu selon Joël, 2, verset 28 : « Dieu répandait désormais son Esprit non pas sur Israël seulement, mais surtout de chair, sur quiconque.

En un mot, sur les peuples, les nations, les tribus, aux langues étrangères. » Saint-Augustin, l'un des pères de l'Église, avait bien saisi le but du parler en langue.

Voici ce qu'il en dit : « C'était des signes appropriés à cette époque.

Ils étaient destinés à annoncer la venue du Saint-Esprit chez les humains de toutes langues, pour démontrer que l'Évangile devait être annoncé à toutes les langues de la Terre.

Cette chose arriva pour annoncer quelque chose, puis disparut aussi, puis disparut. » C'est aussi ce que le Saint-Esprit confirme en 1 corinthiens, 13, 8 : « Les langues ne continueront pas. » Forcément, le but étant atteint, et personne ne contestant plus depuis des siècles, que l'Église est composée de gens de toutes langues.

Le signe en langues étrangères ne fait plus signe à personne.

C'est aussi terminé que l'inspiration des Écritures, car ce don aussi à cesser.

Maintenant, si vous lisez avec soin 1 Corinthiens, 13, et là, je vous demande votre attention, vous verrez que Paul ne parle pas, comme certains le croient, que de trois choses, non, il parle de six choses, comme étant : [interprétation], langue, prophétie, foi, espérance, amour.

De ceux-ci, l'Esprit dit, que les seuls qui ne cesseront pas sont les trois dernières : foi, espérance, amour.

La foi, l'espérance, l'amour, ces trois-là vont continuer jusqu'au retour de Christ.

Si donc de celle-ci, seules les trois dernières demeures, cela veut dire, que ce sont les trois premières qui ne demeurent pas, forcément, et parmi elles, les langues.

Il est impossible d'être plus crair... d'être plus clair.

Persisté à nier la disparition précoce de ces trois-là, c'est faire dire au Saint-Esprit six choses demeurent jusqu'à la venue de Jésus.

Le Saint-Esprit a dit trois. Il faut choisir ! J'ai dû choisir entre ce que disait le charismatique, et ce que disait le Saint-Esprit.

Et ce choix, personnellement je l'ai fait.

Le serpent d'airain, fabriqué par Moïse, l'avaient été sur l'ordre de Dieu.

N'oublions pas, il avait servi à des milliers de personnes.

C'était un don divin que le Seigneur avait évoqué dans son mémorable entretien avec Nicodème, dans l'Évangile de Jean, chapitre 3.

Ce serpent de cuivre, les israélites l'avait pieusement conservé pendant des siècles.

Savez-vous ce qu'en fit le bon roi Ézéchias ? Écoutez ! Je lis : « Il mit en pièces le serpent d'airain que Moïse avait fait, car les enfants d'Israël avaient jusqu'alors brûlé des parfums devant lui. » C'était pourtant le même serpent qu'autrefois.

Ce n'était pas une copie truquer, une imitation du vrai.

Contrairement au parler en langue actuelle, c'était le vrai, le bon, l'original.

L'usage initial, qui consistait à le regarder, c'était même étoffé, et enrichit avec le temps sous le couvert de l'attachement à Dieu, il avait fini par prendre la place de Dieu, et était devenu une idole comme les autres.

On peut être sûr, que celui qui a dénoncé l'usage falsifié, périmé du serpent, n'a pas fait l'unanimité autour de lui.

Les partisans du serpent pouvaient, à l'appui de leur foi, invoquer des données bibliques historiques, et à n'en pas douter, expérimental.

Ils pouvaient arguer que le Dieu qu'ils avaient donné ne changent pas, parce qu'il reste le même, hier, aujourd'hui, éternellement ; que ce qui s'était passé au désert pouvait encore se passer de leurs jours ; que la puissance de Dieu n'avait pas changé ; et que surtout, surtout, pas un seul mot n'a été dit concernant la fin de son action, de son usage, et de son utilité.

En fait, les exercices spirituels qui gravitaient autour de cette relique, était devenue une abomination.

Pour beaucoup de mes ex-amis charismatiques, les langues sont aussi une relique qu'ils portent dans leur cœur, dont ils parlent sans cesse, et à laquelle, ils vouent une dévotion sans bornes.

Ils essaient de la défendre en disant, que c'est le Dieu qui ne change pas qui l'a donnée.

Mais Dieu avait aussi donné le serpent d'airain, pour une occasion précise, pour un temps limité.

Au-delà de ce temps, il devenait périmé comme des médicaments qui ont dépassé la date limite d'utilisation, et qu'ils en deviennent dangereux.

C'est ce qui s'est passé avec le serpent.

Leur vie spirituelle en a été affectée.

Et Ézéchias a dû couper dans le vif lorsque le serpent d'airain leurs a été retiré.

Beaucoup ont vu leur ardeur spirituelle décliner, car ils n'avaient plus rien de tangible à quoi se raccrocher.

J'ai aussi compris pourquoi certains, se cramponnaient au parler en langue avec une sorte de frénésie, leur vie spirituelle était si pauvre, si peu fondée sur la Bible, que s'ils perdaient ça, qu'il ne leurs restait plus rien.

Il est temps de finir.

J'espère ne pas avoir été trop long.

Oui ! Ah ça fait mal de s'apercevoir que ce qu'on a cru, ce pourquoi on a combattu, et à quoi on s'est accroché est en train de couler, et de vous entraîner au fond.

Mais ce qu'il y a de plus dur, c'est de reconnaître que les autres avaient raison.

Au fond c'était mon « moi », mon « orgueil », qui en prenait un sacré coup.

Quand on croit qu'on a reçu plus que les autres, cela vous donne un...

un agréable petit sentiment de supériorité.

S'apercevoir ensuite que ceux, qu'on a regardé de haut, en savent plus que vous, et sont sur un terrain plus solide que le vôtre, je vous assure que ça fait mal.

C'est ce qui s'appelle se faire étriller.

J'ai compris pourquoi les chevaux chatouilleux n'aiment pas qu'on les étrille, et qu'il leurs arrive de ruer des quatre fers.

Je croyais, moi aussi, avoir quelques bonnes ruades en réserve.

Malheureusement, j'avais une sorte de Lucky Luke spirituelle sur le dos, et au lieu de lui faire vider les étriers, c'est lui qui m'a dompté.

C'était un rodéo dont je n'avais aucune chance de sortir vainqueur.

Les textes de la Bible qu'on m'avait caché, ou sur lesquels j'avais glissé si légèrement, m'entraient maintenant dans les flancs comme des éperons.

Et ce qui n'a rien arrangé, c'est que ceux que j'appelle à l'aide, n'avait aucune base théologique sérieuse à me présenter.

Tout tournait autour de sentiments, d'émotions, de visions, d'extases, de révélations et d'expériences, tout en ayant bien soin de passer sous silence d'innombrables expériences négatives, dont certaines confinaient au blasphème, et à l'imposture.

J'ai donc, moi aussi, brûlé mon serpent d'airain.

Je n'ai rien perdu au change, au contraire, parce que la vérité n'aliène pas, elle libère, et c'est cette liberté qui vient de la vérité que je souhaite à vous tous ceux, vous tous qui êtes présents, à vous tous qui m'écoutez à cet instant, je vous rappellerai cette extraordinaire promesses : « Nous avons tous, tous pleinement en Christ. »

― AMEN ! ―

 

La gloire soit à Christ seul aux siècles des siècles.
Amen !

 

Source: YouTube.com — Fernand Legrand

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